Ruffec (Charente)
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L'hôtel de ville | |||||
Blason | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
Pays | |||||
Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
Département | Charente | ||||
Arrondissement | Confolens | ||||
Canton | Charente-Nord (bureau centralisateur) | ||||
Intercommunalité | Communauté de communes Val de Charente | ||||
Maire Mandat | Bernard Charbonneau 2014-2020 | ||||
Code postal | 16700 | ||||
Code commune | 16292 | ||||
| Démographie | |||||
Gentilé | Ruffécois | ||||
Population municipale | 3 477 hab. (2015 | ||||
| Densité | 260 hab./km2 | ||||
| Population aire urbaine | 6 974 hab. (2008) | ||||
| Géographie | |||||
Coordonnées | 46° 01′ 43″ nord, 0° 11′ 57″ est | ||||
Altitude | Min. 83 m Max. 145 m | ||||
Superficie | 13,37 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Charente
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Géolocalisation sur la carte : France
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| Liens | |||||
Site web | www.mairie-ruffec.fr | ||||
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Ruffec est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).
Ses habitants sont les Ruffécois et les Ruffécoises[1].
Cette petite cité, connue pour le parvis de son église Saint-André, est une ville d'étape sur la route de Paris à l'Espagne entre Poitiers et Angoulême.
Ruffec est au cœur de la troisième aire urbaine de la Charente avec 6 974 habitants en 2008, se classant très loin derrière Angoulême et Cognac. Cette petite ville est un pôle urbain secondaire exerçant une influence toute relative sur les confins septentrionaux du département[2].
Sommaire
1 Géographie
1.1 Localisation et accès
1.2 Hameaux et lieux-dits
1.3 Communes limitrophes
1.4 Géologie et relief
1.5 Végétation
1.6 Hydrographie
1.7 Climat
2 Toponymie
3 Histoire
3.1 Anciennes églises
4 Héraldique
5 Politique et administration
5.1 Tendances politiques et résultats
5.2 Liste des maires
5.3 Politique environnementale
6 Démographie
6.1 Évolution démographique
6.2 Pyramide des âges
7 Économie
8 Équipements, services et vie locale
8.1 Enseignement
8.2 Transports
8.3 Sports et activités
8.4 Foires et marchés
9 Lieux et monuments
9.1 Patrimoine religieux
9.1.1 Église paroissiale Saint-André
9.1.2 Chapelle Saint-Blaise
9.2 Patrimoine civil
10 Jumelages
11 Personnalités liées à la commune
12 Notes et références
12.1 Notes
12.2 Références
13 Voir aussi
13.1 Articles connexes
13.2 Liens externes
Géographie |
Localisation et accès |
Ruffec est un chef-lieu de canton du Nord Charente, non loin du département de la Vienne, situé à 42 km au nord d'Angoulême et 63 km au sud de Poitiers.
Ruffec est aussi à 36 km à l'ouest de Confolens, 55 km au nord-est de Cognac, 56 km à l'est de Saint-Jean-d'Angély, 61 km de Niort, 85 km de Limoges, 105 km de La Rochelle et 145 km de Bordeaux[3].
La route principale qui traverse la commune est la N 10 entre Angoulême et Poitiers, aménagée en voie express et qui contourne la ville par l'ouest depuis juin 1976. Trois échangeurs desservent la ville.
Ruffec, ancienne sous-préfecture de la Charente, est aussi un important carrefour de routes départementales. La D 736 par au sud-ouest vers Rouillac et Cognac. La D 740 est la route secondaire de Limoges à Niort par Confolens, Ruffec et Chef-Boutonne; elle va aussi en direction de l'Océan par Saint-Jean-d'Angély. La D 26 va au nord-est vers Sauzé-Vaussais et Niort, et la D 8 au nord-est va vers Civray[4].
Ruffec possède aussi une gare sur la ligne de Paris à Bordeaux, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Poitiers.
Hameaux et lieux-dits |
Les quartiers à l'extérieur du centre-ville sont la Poultrie et chez Périllaud au nord, la zone industrielle à l'ouest près de la gare, Notre-Dame des Vignes au sud, et le Parc au pied de l'ancien château à l'est.
Le centre-ville, aussi appelé le Plateau[Note 1], domine à l'est, dans la vallée de la Péruse, le petit quartier ancien du Pontreau (ou Pontereau)[5].
En-dehors de la ville, la commune possède quelques hameaux, comme Nouzières, les Gordins près de la forêt de Ruffec, Pérideau au nord[4].
Communes limitrophes |
Géologie et relief |
Située sur la bordure septentrionale du Bassin aquitain et au sud du seuil du Poitou, Ruffec est installée sur les terrains sédimentaires calcaires du Mésozoïque (Jurassique), qui s'appuient sur le Massif Armoricain au nord-ouest et le Massif central au sud-est.
Ce vaste plateau, d'une altitude moyenne de 120 m, laisse apparaître au sud-ouest des calcaires souvent argileux passant à des marnes vers Raix et Villefagnan (terre de groie), favorables aux céréales. On trouve les calcaires à silex du Bathonien sur une zone centrale et les calcaires fins du Callovien au sud de la commune. Le nord-est, recouvert par des argiles à silex (terre rouge à châtaigniers) chargées par endroits de pisolithes ferrugineuses. Ce substrat d'âge tertiaire est plus favorable à l'herbe et à la forêt (subsistance de la forêt de Ruffec au nord de la commune)[6],[7],[8].
Le point culminant de la commune est à une altitude de 145 m, situé dans la forêt de Ruffec à l'extrémité nord-est. Le point le plus bas est à 83 m, situé le long du Lien en limite orientale. Le centre ville est à environ 100 m d'altitude[4].
Végétation |
Autrefois pays de bocages consacré à la polyculture, Ruffec était le point d'échanges entre les produits de l'élevage de la partie est et ceux des cultures venant de l'ouest.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, le remembrement et l'agriculture productiviste ont uniformisé les paysages en faisant du Ruffécois une terre céréalière où le maïs irrigué a conquis tous les terrains, du fond des vallées aux plateaux calcaires, au détriment de l'élevage, qui aujourd'hui, se pratique essentiellement à la ferme en stabulation.
Hydrographie |
Le lit de la Péruse près de la chapelle Saint-Blaise.
La Charente, qui coule du nord au sud, et son affluent de la rive droite, la Péruse-Lien au cours très sinueux, entaillent profondément le plateau (20 à 30 m de dénivelé). Le fond des vallées est recouvert par des alluvions fluviatiles propices aux prairies, puis près de la ville, aux jardins.
Depuis Bernac jusqu'à Ruffec, la Péruse (ou Péruze) est toujours à sec en été de par la nature karstique du sous-sol. L'eau du ruisseau se perd en effet dans les calcaires karstifiés du Bathonien pour ressurgir, d'une part à la forte résurgence du Lien en dessous de l'église Saint-André et, d'autre part, directement dans la Charente à Condac entre le bourg et Refousson.
À sa confluence avec le Lien, la Péruse devient une rivière permanente qui prend le nom de ce gros affluent, qui après seulement 2,5 km de cours méandreux va se jeter dans la Charente entre Condac et Rejallant[4].
Climat |
Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, légèrement dégradé au nord du département aux abords du seuil du Poitou. Il est sensiblement identique à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 2 | 2,8 | 3,8 | 6,2 | 9,4 | 12,4 | 14,4 | 14 | 12,1 | 8,9 | 4,7 | 2,6 | 7,8 |
| Température moyenne (°C) | 5,4 | 6,7 | 8,5 | 11,1 | 14,4 | 17,8 | 20,2 | 19,7 | 17,6 | 13,7 | 8,6 | 5,9 | 12,5 |
| Température maximale moyenne (°C) | 8,7 | 10,5 | 13,1 | 15,9 | 19,5 | 23,1 | 26,1 | 25,4 | 23,1 | 18,5 | 12,4 | 9,2 | 17,7 |
| Ensoleillement (h) | 80 | 103,9 | 153,3 | 184,5 | 204,9 | 239,6 | 276,4 | 248,3 | 199,4 | 159 | 96,8 | 78,8 | 2 024,9 |
| Précipitations (mm) | 80,4 | 67,3 | 65,9 | 68,3 | 71,6 | 46,6 | 45,1 | 50,2 | 59,2 | 68,6 | 79,8 | 80 | 783,6 |
| Ville | Ensoleillement | Pluie |
|---|---|---|
| Moyenne nationale | 1 973 | 770 |
| Ruffec | 2 025 | 784 |
Paris | 1 661 | 637 |
Nice | 2 724 | 733 |
Strasbourg | 1 693 | 665 |
Brest | 1 605 | 1 211 |
Toponymie |
Les formes anciennes sont Rolfiacus en 980, in vicaria Rufiaco entre 988 et 1031[10],[11], Ruffiaco en 1197, Roffiaco en 1320[12]. Les formes anciennes sont semblables à celles de Rouffiac.
L'origine du nom de Ruffec remonterait remonterait à un nom de personne gallo-romain Ruffius auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Ruffiacum, « domaine de Ruffius »[13].
Histoire |
Ruffec, depuis plus de 1 000 ans, se veut cité passante et prospère au sud du seuil du Poitou.
Entre 995 et 1028, Guillaume IV Taillefer, comte d'Angoulême, ami intime du duc d'Aquitaine, Guillaume le Grand, reçut de ce dernier le domaine de Ruffec. Celui-ci fut intégré au comté d'Angoumois pour ne plus jamais en être séparé[14].
Au début du XIe siècle, la terre de Ruffec fut donnée par les Taillefer aux seigneurs de Marcillac et de Montignac. D'abord baronnie, elle devint une vicomté. Au XIVe siècle, la terre de Ruffec passa dans la maison des Volvire avec le mariage d'Hervé de Volvire avec Eléonore de Ruffec[15].
Entre le Xe et XVIIIe siècles, comme sa voisine Condac, Ruffec était le siège d'une viguerie, qui rendait la justice localement. Elle était alors dans le diocèse de Poitiers, puis fut rattachée aux six autres du comté d'Angoulême, qui en comptera une vingtaine de par son extension au XIe siècle[14].
La ville se bâtit un château forteresse, avec l'aide de la riche abbaye de Nanteuil, une église, et, peu à peu, établit son habitat sur le promontoire qui domine ses deux rivières, le Lien et la Péruse, dont la première est la mystérieuse résurgence de l'autre.
La ville de Ruffec était entourée d'une ceinture de murailles, dont le périmètre était assez important, mais dont il ne reste rien. Le château, siège de la seigneurie, était à l'extérieur de ces murailles, sur une plateforme dominant le Lien, en vis-à-vis de la ville.
Aux XIIIe et XIVe siècles, trois conciles se sont tenus dans l'église Saint-André : en 1251, 1304 et 1327. Celui de 1304 fut tenu sous la présidence de Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux, qui est devenu par la suite le pape Clément V.
Charles VII et son fils, le futur Louis XI, visitèrent Ruffec pour Pâques 1443. Le dauphin faillit d'ailleurs y perdre la vie au cours d'une sortie en barque sur la Charente.
En 1548, lors de l'insurrection de la gabelle, une partie des insurgés, menés par Boisménier et ses lieutenants, se dirigea vers Ruffec, détruisit le grenier à sel et se livra au pillage. Ils furent arrêtés à Saint-Amant-de-Boixe lors de leur retour.
Lors des guerres de religion, le protestantisme fit de nombreux adeptes[Note 2]. Mais en 1569, l'armée catholique commandée par duc d'Anjou prit la ville et en chassa les protestants, en tuant de nombreux.
À cette époque, l'église romane, dédiée à saint André, fut détruite par un incendie et reconstruite dans le style gothique. Seule la façade fut conservée[16],[17].
En 1573, Philippe Ier de Volvire, baron de Ruffec et fervent catholique qui avait mené de récentes batailles pour la cause royale, fut nommé gouverneur de l'Angoumois par Catherine de Médicis.
En 1584 (ou 1588 selon Martin-Buchey), il reçut le droit de faire de sa terre un marquisat fort de 35 ou 36 paroisses et 200 maisons nobles (selon les sources), un des plus grands du royaume de France : Aiguependant (Barro), Ambourie, Ampuré, Bernac, Bioussac, Bouin, Brettes, Charmé, Condac, Hanc, La Chèvrerie, La Faye, La Madeleine, Le Breuil-Coiffaud, Les Adjots, Londigny, Longré, Montalembert, Montjean, Nersay, Paizay-Naudouin, Pioussay, Raix, Ruffec ville, Saint Gervais, Saint Martin du Clocher, Saveilles, Souvigné, Taizé-Aizie, Theil-Rabier, Tessé-la-Forêt, Tuzie, La Croix-Geoffroy, Villefagnan, Villegast et Villiers-le-Roux.
En 1651 (ou 1637 selon Martin-Buchey), après son mariage avec Eléonore de Volvire, François de L'Aubespine, marquis de Châteauneuf et d'Hauterive est également marquis du lieu. Par mariages, le marquisat passera aux Saint-Simon puis aux de Valentinois, avant d'être vendu le 6 décembre 1763 au comte de Broglie qui le possédait encore à la Révolution[15].
En 1790, plusieurs paroisses du marquisat de Ruffec (Bouin, Hanc, Pioussay, Le Breuil-Coiffaud, etc.) ont été détachées de l'Angoumois à la création du département voisin des Deux-Sèvres.
La Révolution a permis à deux enfants de la ville, Pinoteau et Laroche, de s'illustrer sur les champs de bataille jusqu'à devenir généraux de l'Empire.
En 1790, Ruffec devient chef-lieu de son district. En 1800, elle devient chef-lieu de l'arrondissement de Ruffec. Elle le restera jusqu'en 1926.
Au XIXe siècle, la cité ruffécoise se donna, grâce au savoir-faire de ses habitants, les conditions et les équipements du progrès : des routes, un hôtel de ville, une halle aux grains, un marché, une gare, le gaz et l'eau courante.
Pendant la première moitié du XXe siècle, la gare de Ruffec était aussi le point de départ de deux autres lignes ferroviaires : la ligne de Roumazières et la ligne de Niort.
À cette époque, les foires se tenaient le 28 de chaque mois, les transactions céréalières y étaient nombreuses. Ruffec était aussi connu pour ses pâtés de perdreaux truffés[15].
Au XXe siècle, malgré les deux guerres, Ruffec compléta son patrimoine : écoles, collèges, lycées, stades, piscines, hôpital, assainissement, cinémas, salle culturelle…
La ville fut, durant les années terribles de la guerre, un centre de la Résistance pour l'évacuation des aviateurs alliés vers l'Espagne et le lieu de sauvetage des deux héros de l'opération Cockleshell racontée dans le film britannique Commando sur la Gironde.
Anciennes églises |
En plus de l'église Saint-André, Ruffec possédait deux autres églises correspondant à d'anciennes paroisses. Saint-Benoît ou Saint-Blaise, dans le faubourg du Pontereau, dont les ruines sont encore visibles, et Saint-Georges, située à l'ouest. Ces paroisses se fondirent au XVe siècle avec celle de Saint-André[15].
Héraldique |
Blasonnement : De vair au chef palé d'argent et de sable Commentaires : Ces armes n'ont pour origine que la fabrication artificielle en série des fonctionnaires de Charles d'Hozier en 1701. Ruffec est une des rares communes à les avoir conservées.
|
Politique et administration |
Tendances politiques et résultats |
Liste des maires |
Politique environnementale |
En 2017, la commune a été labellisée « deux fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[18].
Démographie |
Évolution démographique |
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population
effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les
populations légales
des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur
une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous
les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est
réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par
interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].
En 2015, la commune comptait 3 477 habitants[Note 3], en diminution de 1,92 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Pyramide des âges |
| Hommes | Classe d’âge | Femmes |
|---|---|---|
0,7 | 2,9 | |
11,2 | 18,8 | |
19,4 | 18,9 | |
17,4 | 16,6 | |
19,3 | 15,4 | |
16,4 | 15,7 | |
15,5 | 11,7 |
| Hommes | Classe d’âge | Femmes |
|---|---|---|
0,5 | 1,6 | |
8,2 | 11,8 | |
15,2 | 15,8 | |
22,3 | 21,5 | |
20,0 | 19,2 | |
16,7 | 14,7 | |
17,1 | 15,4 |
Économie |
Équipements, services et vie locale |
Enseignement |
Le collège d'enseignement secondaire Val de Charente regroupe 300 élèves de la 6e à la 3e répartis dans 15 classes dont une SEGPA[25]. Le lycée professionnel Louise-Michel est un établissement public accueillant les élèves de la 3e au BTS.
Ruffec possède une école élémentaire, Marie-Curie, comprenant 10 classes dont une classe d'intégration scolaire (CLIS), ainsi qu'une école maternelle, les Castors[26]. L'enseignement privé y est également présent avec le collège Sacré-Cœur et le lycée polyvalent Roc-Fleuri.
Transports |
La commune dispose d'une gare, desservie par les TER qui circulent entre Angoulême et Poitiers, mais également des TGV entre Bordeaux et Paris jusqu'au 1er juillet 2017.
Sports et activités |
Foires et marchés |
- le marché tous les mercredis et samedis
- les foires, les 13 et 28 de chaque mois
Lieux et monuments |
Patrimoine religieux |
Église paroissiale Saint-André |
Ancienne vicairie perpétuelle et siège d'un archiprêtré, cette église, de l'ancien diocèse de Poitiers, appartenait à l'abbaye de Nanteuil. Elle date de la seconde moitié du XIIe siècle par sa façade et les restes du croisillon sud, et du XVe siècle par les autres parties. La façade romane, classée aux Monuments historiques le 20 mars 1903, comprend une porte à trois rouleaux et cordons très ornés, avec de riches chapiteaux sur ses colonnes. Un rouleau intérieur lui a été ajouté à la Renaissance, avec linteau horizontal, soulagé par un arc brisé. Deux arcades aveugles l'accostent, à un rouleau et un cordon. Quatre colonnes, terminées par un cône, divisent verticalement cette façade surmontée d'un pignon. Deux ailes ont été ajoutées au XVe siècle. Leur toit continue le pignon de la partie centrale.
La largeur de la partie romane de la façade, treize mètres, permet de penser que l'église primitive était à bas-côtés[27].
La façade aurait été profondément remaniée au milieu du XVIIe siècle à la suite d'un incendie, et reconstruite dans le style gothique.
Elle est classée monument historique depuis 1903[28].
Vue générale
La façade
La nef
Le chœur
Mur latéral de la nef et le clocher
Porte latérale
Chapelle Saint-Blaise |
Les vestiges de cette église désaffectée se trouvent non loin de la vieille ville, rue du Pontreau[Note 4]. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1973[29].
Mur extérieur est
L'intérieur, vu de l'ouest
Patrimoine civil |
La ville possède aussi un vieux quartier situé entre l'hôtel de ville et l'église, ainsi qu'un château situé sur une hauteur au centre d'un ancien méandre du Lien, aménagé à cet endroit en bassin.
Le Lien au pied du château

Le château vu de la rue de l’Abreuvoir
Rue des Salines
Jumelages |
Waldsee (Allemagne)[30]
Pásztó (Hongrie)[31]
Personnalités liées à la commune |
Louis de Rouvroy (1675-1755), duc de Saint-Simon, marquis de Ruffec, mémorialiste — et sa petite-fille, Marie-Christine de Rouvroy, dont le nom est donné à une rose.
Charles-François de Broglie (1719-1781), marquis de Ruffec, diplomate[32], chef du Secret du Roi, retiré sur ses terres à Ruffec après sa disgrâce.
Pierre-Armand Pinoteau (1769-1834), général des armées de la République et de l'Empire, y est né et décédé.
François Laroche (1775-1823), général des armées de la République et de l'Empire.
Jean Gasztowtt (1802-1871 à Ruffec), participant à l'insurrection de 1831 et émigré polonais.
Georges Guilhaud (1851-v. 1910), compositeur, né à Ruffec.
Ferdinand de Béhagle (1857-1899), marchand et explorateur, né à Ruffec.
Célestin Sieur (1860-1955), chirurgien militaire français. Médecin général inspecteur. Président de l'Académie nationale de médecine, inhumé à Ruffec
Madeleine Coudray (1907-1978), écrivain français, auteur de romans policiers, née à Ruffec.
Paul Chauvet (1904-2007), administrateur colonial.
Daniel Barjolin (1938-), coureur cycliste.
Anne Charrier (1974-), actrice française, née à Ruffec.
Steeve Barry (1991-), joueur de rugby à XV et international de rugby à sept, né à Ruffec.
Notes et références |
Notes |
Probablement par analogie avec Angoulême, la préfecture, dont le centre-ville est construit sur un plateau, et appelé ainsi par les habitants.
Comme à Jarnac ou La Rochefoucauld.
Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
Martin-Buchey mentionne l'ancienne paroisse de Saint-Benoît à cet endroit; il s'agit peut-être d'une confusion.
Références |
Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », 2013(consulté le 29 mars 2015)
Zonage en aires urbaines 2010 en Poitou-Charentes
Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
Carte IGN sous Géoportail
Dominique Rétouret, « Le quartier du Pontreau se livre », Charente libre, 26 novembre 2012(lire en ligne)
Carte du BRGM sous Géoportail
Visualisateur Infoterre, site du BRGM
[PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre, 1973(consulté le 7 janvier 2012)
« Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 12 janvier 2013)
Cartulaire Saint-Cyprien de Poitiers
Jacques Duguet, Noms de lieux des Charentes, éd. Bonneton, 1995, 232 p. (ISBN 2-86253-185-5, présentation en ligne), p. 180
Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 24,144,245
Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, 1989 (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 572.
André Debord in Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents », 1986, 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, notice BnF no FRBNF34901024, présentation en ligne), p. 88, 92
Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 310-311
Site romanes.org, « Ruffec » (consulté le 29 mars 2015)
Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, 2014, 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 297
Site des villes et villages fleuris, consulté le 27 décembre 2017.
L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
« Evolution et structure de la population à Ruffec en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
« Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du 7 décembre 2011], sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges » (consulté le 3 avril 2011)
Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 3 avril 2011)
Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols, 1900, 582 p., et t.IV
« L'église Saint-André », notice no PA00104480, base Mérimée, ministère français de la Culture
« Chapelle Saint-Blaise », notice no PA00104481, base Mérimée, ministère français de la Culture
Site web de Waldsee
Site web de Pásztó
De Broglie Ruffec, l'homme qui voulut être roi des Etats-Unis
Voir aussi |
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Articles connexes |
- Liste des communes de la Charente
Liens externes |
- Site officiel
- 1766 - Ruffec - Nouvelles foires et marché
- Catillus Carol, « Ruffec », 2000
- Ressources relatives à la géographie : GeoNames • Insee (communes)
Notices d'autorité : Bibliothèque nationale de France (données)
- Portail de la Charente
- Portail des communes de France
