Jean Ambroise Baston de Lariboisière
| Jean Ambroise Baston de Lariboisière | ||
| Naissance | 18 août 1759 Fougères | |
|---|---|---|
| Décès | 21 décembre 1812 (à 53 ans) Koenigsberg | |
| Origine | Français | |
| Allégeance | ||
| Arme | Artillerie | |
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1781-1812 | |
| Conflits | Guerres de la Révolution française Guerres napoléoniennes | |
| Faits d'armes | Siège de Mayence Siège de Toulon Bataille d'Austerlitz Bataille d'Iéna Bataille d'Heilsberg Bataille de Friedland Bataille de Wagram Campagne de Russie Bataille de Smolensk Bataille de la Moskowa | |
| Distinctions | Comte de l'Empire Grand officier de la Légion d'honneur | |
| Hommages | Nom gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 15e colonne | |
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Jean Ambroise Baston comte de Lariboisière, né le 18 août 1759 à Fougères et mort le 21 décembre 1812 à Koenigsberg en Prusse-Orientale, est un général français de la Révolution et de l’Empire.
Sommaire
1 Biographie
1.1 Du lieutenant au général de brigade
1.2 Général de l'Empire
2 Bibliographie
3 Notes et références
4 Voir aussi
4.1 Articles connexes
4.2 Liens externes
Biographie |
Du lieutenant au général de brigade |
Fils d'Ambroise Baston, sieur de Lariboisière, ancien lieutenant général civil et criminel de la sénéchaussée de Fougères, et de Jeanne Monnières, il s'engage très tôt dans la carrière militaire. Il fait de brillantes études et entre comme lieutenant en 1781 dans le régiment d'artillerie de La Fère où sert Napoléon Bonaparte. Quoique Lariboisière ait quelques années de plus que son jeune camarade, il s'établit bientôt entre eux une amitié dont l'Empereur aime à se rappeler les circonstances, et qui a donné aux sentiments du général breton le caractère d'un dévouement particulier.
À l'époque de la Révolution française, dont il se montre partisan modéré, il est cité comme un officier distingué. Fait capitaine en 1791 et envoyé à l'armée du Rhin, sous Custine, il prend part à l'invasion du Palatinat. Après la prise de Mayence il est chargé, en 1792, de l'armement de la place de Mayence. Quand Mayence est prise, il fait partie de la garnison qui défend cette ville contre les Prussiens. Après le siège et la capitulation de Mayence, il demeure comme otage au 20 décembre 1793[1]. Il fait les campagnes des ans II et III comme adjudant-général, chef de bataillon puis chef de brigade, et passe une partie de l'an IV dans sa famille. Depuis l'an IV jusqu'à l'an XI, il est nommé successivement directeur des parcs d'artillerie des armées d'Angleterre, d'Helvétie, du Rhin et du Danube, avant d'être fait général de brigade le 29 août 1803.
Général de l'Empire |
Le général Lariboisière et son fils Ferdinand, lieutenant au 1er carabiniers à cheval à la bataille de la Moskova en 1812. Ferdinand salue son père avant de charger avec son régiment : il est mortellement blessé lors de la bataille. Peinture de Antoine-Jean Gros.
Lariboisière commanda l'artillerie du 4e corps pendant la campagne de l'an XIV et se trouve à la bataille d'Austerlitz. Il contribue puissamment au succès de cette journée par l'emploi qu'il fait de ses batteries et par le feu qu'il dirige sur les glaces qui portent les colonnes russes, car celles-ci ont eu l'imprudence de se placer sur l'étang de Menitz. À Iéna, le 14 octobre 1806, il parvient avec son artillerie à repousser plusieurs charges d'infanterie. Remarqué par l'Empereur qui le fait général de division le 3 janvier 1807, il est appelé au commandement de l'artillerie de la Garde impériale et au cours de la bataille d'Eylau le 8 février 1807, il soutient tout au long de la journée le centre de l'armée avec une batterie de 40 canons.
Blessé d'un coup de boulet devant Dantzig, le général Lariboisière ne cesse pas un seul jour de prendre part aux opérations de ce siège mémorable. Après les batailles de Heilsberg et de Friedland, dans lesquelles il dirige l'artillerie de la Garde impériale, il est chargé le 24 juin de faire établir sur le Niémen le radeau qui sert aux conférences tenues entre Napoléon et l'empereur Alexandre, et qui se terminent par la paix de Tilsitt. Au mois de février 1808, le général Lariboisière prend le commandement en chef de l'artillerie de l'armée d'Espagne. Rappelé à la Grande Armée en 1809, Napoléon lui confie le commandement en chef de l'artillerie à Wagram.
Statue du général Lariboisière à Fougères.
Statue du général Lariboisière rue de Rivoli à Paris.
Élevé en 1811 à la dignité de premier inspecteur général de l'artillerie, le comte de Lariboisière se prépare à faire tourner au profit de l'armée tout ce que sa longue expérience lui a appris, lorsqu'il lui faut quitter ces travaux de la paix pour reprendre les armes. Peu avant le commencement de la campagne de Russie en 1812, le général Lariboisière prévoit les difficultés auxquelles l'armée va se heurter. Il fait un certain nombre d'efforts pour réparer l'effet désastreux des pluies qui tombent en abondance avant l'arrivée des Français à Vilnius. À la prise de Smolensk, des bouches à feu tonnent sur la place, et 2 477 caissons portent leurs approvisionnements. Chargé la veille de la bataille de la Moskowa de reconnaître les positions de l'ennemi et de déterminer le moyen d'attaquer les redoutes que les Russes ont établies sur leur gauche, il met en place pendant la nuit les dispositions nécessaires. À la pointe du jour, l'artillerie française ouvre le feu sur les Russes et les 70 000 boulets tirés pendant la bataille sont en mesure d'être remplacés.
Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Est, 15e et 16e colonnes.
Pour Lariboisière, la victoire de la Moskowa est endeuillé par la mort de son fils, mortellement blessé lors d'une charge. Affaibli par cette perte et par la fatigue, le général tombe malade à Vilnius et meurt à Kœnigsberg le 21 décembre 1812. Son corps repose dans l'Hôtel des Invalides, et sur son cercueil, on lit cette partie de l'inscription : « Ambroise Baston, comte de Lariboisière, général de division, commandant en chef l'artillerie de la Grande Armée, grand officier de la Légion d’honneur, né à Fougères, mort à Kœnigsberg, le 21 décembre 1812 ». Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté est. beau-frère de Louis Joseph Le Beschu de Champsavin, il est le père de Honoré-Charles Baston de La Riboisière.
Bibliographie |
- « Jean Ambroise Baston de Lariboisière », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852[détail de l’édition]
Notes et références |
Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850 (Mullié) p. 172
Voir aussi |
Articles connexes |
- Château de Monthorin
Liens externes |
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