Communauté germanophone de Belgique

































































Communauté germanophone de Belgique
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Drapeau de Communauté germanophone de Belgique
Administration

Pays

Drapeau de la Belgique Belgique

Capitale

Eupen

Gouvernement de la Communauté germanophone
1980

Parlement

Parlement de la Communauté germanophone

Hymne
Aucun
Langue officielle

Allemand
Démographie

Population
76 775 hab. (1er janvier 2012)
Densité 90 hab./km2
Géographie

Coordonnées

50° 25′ 08″ nord, 6° 15′ 56″ est

Superficie

85 400 ha = 854 km2
Localisation

Localisation de Communauté germanophone de Belgique
Situation de la Communauté germanophone au sein de la Belgique
Liens

Site web

www.dglive.be


La Communauté germanophone de Belgique (en allemand : Deutschsprachige Gemeinschaft Belgiens), ou Belgique de l'Est (en allemand : Ostbelgien), depuis mars 2017, est une entité fédérée de la Belgique dont le territoire se trouve dans l'est de la Belgique. Avec une superficie de 853,64 km2 et une population de 77 437 habitants au 1er mars 2017, 38 604 hommes et 38 833 femmes, dont 17 % d’étrangers, soit une densité de population de 90,71 habitants au km2, elle est la plus petite des trois communautés de Belgique, les deux autres étant la Communauté française et la Communauté flamande.




Sommaire






  • 1 Nom


  • 2 Territoire : la région de langue allemande


    • 2.1 Les neuf communes germanophones


    • 2.2 Des communes à facilités




  • 3 Politique : une entité fédérée de l'État belge


    • 3.1 Compétences


    • 3.2 Parlement de la Communauté germanophone


    • 3.3 Gouvernement de la Communauté germanophone




  • 4 Sécurité et secours


  • 5 Personnalités


  • 6 Média


    • 6.1 Presse écrite


    • 6.2 Radio


    • 6.3 Télévision




  • 7 Notes et références


  • 8 Voir aussi


    • 8.1 Articles connexes


    • 8.2 Liens externes







Nom |


Comme disposé par la Constitution, le nom de l'institution est Communauté germanophone de Belgique, mais depuis le 15 mars 2017 l'appellation Ostbelgien a été annoncée par son ministre-Président Oliver Paasch[1].


L'essayiste et militant rattachiste Jules Gheude considère qu' « aucune autre dénomination ne peut être officiellement utilisée » que celle définie par la constitution, sans violation de l'État de droit[2].



Territoire : la région de langue allemande |



Les neuf communes germanophones |


Article détaillé : Région de langue allemande.



Les 9 communes germanophones


La Communauté germanophone se situe dans l'est de la Belgique, en Région wallonne et plus précisément en Province de Liège, dans l'Arrondissement administratif de Verviers, sur les cantons d’Eupen et de Saint-Vith.


Le territoire de la Communauté germanophone est délimité au nord par les « trois bornes » de la Belgique, de l'Allemagne et des Pays-Bas, à l'est par l'Allemagne, au sud par les trois bornes de la Belgique, de l'Allemagne et du Grand-Duché de Luxembourg et à l'ouest par la région belge de langue française. La Communauté germanophone exerce ainsi ses compétences sur neuf des onze communes appartenant aux cantons de l'Est (cf. en bas). Ces communes sont :





  • Eupen (centre administratif)


  • La Calamine (Kelmis)

  • Lontzen

  • Raeren


  • Amblève (Amel)


  • Bullange (Büllingen)

  • Burg-Reuland


  • Butgenbach (Bütgenbach)


  • Saint-Vith (Sankt Vith)



Le territoire de la Communauté germanophone n’est ainsi pas identique à celui des cantons de l’Est qui reprend, outre les neuf communes précitées, les communes de Malmedy et de Waimes qui se trouvent quant à elles sur le territoire de la Communauté française de Belgique. Ainsi, les cantons de l’Est reprennent le territoire qui fut concédé à la Belgique en 1919 à l’occasion du Traité de Versailles et qui appartenait auparavant (et ce depuis 1814) à la Prusse.


Elle fait également partie de l’Eurorégion Meuse-Rhin et de la Grande Région.




Des communes à facilités |





Signalisation bilingue en allemand et en français à Eupen.


Article détaillé : Facilités linguistiques.

Les communes de la région de langue allemande sont obligées par les lois sur l'emploi des langues en matière administrative à proposer des facilités linguistiques pour la minorité de francophones vivant en Communauté germanophone. Ainsi, toutes les publications des communes à destination du public en général se font en deux langues. Certains panneaux de signalisation sont également bilingues.


De même, les communes limitrophes situées en région de langue française sont obligées de proposer certaines facilités pour les citoyens germanophones. Soit



  • deux communes avec véritables facilités en allemand : Malmedy et Waimes (qui font partie des cantons de l’Est)

  • et trois communes avec facilités en allemand et en néerlandais uniquement en matière d’enseignement (les facilités en matière administrative pourraient théoriquement être demandées par le conseil communal et approuvées par un arrêté royal, et ensuite par une loi) : Baelen, Plombières et Welkenraedt.



Politique : une entité fédérée de l'État belge |



Compétences |


Comme les autres communautés de Belgique, elle est compétente dans les domaines de la culture et de l’enseignement, dans l'emploi des langues et dans les matières personnalisables (surtout les soins de santé, l'aide à la jeunesse et le secteur social). S'y ajoute la recherche dans ces domaines.


La Constitution belge (Art. 139) autorise la communauté germanophone à obtenir l'exercice de compétences régionales de la part de la Région wallonne pour les régler elle-même. Cet article a été mis en œuvre à trois reprises :



  • en 1995 : les monuments et sites (patrimoine),

  • en 2001 : l’emploi et les fouilles archéologiques,

  • en 2005 : la tutelle sur les communes et les zones de police de la Communauté germanophone (tutelle étendue en 2009 aux associations intercommunales), le financement des communes (le fonds des communes et les travaux financés), les fabriques d’église, les funérailles et sépultures.


En revanche, contrairement à la Communauté française et à la Communauté flamande, la Communauté germanophone n’est pas compétente pour l’emploi des langues en matière administrative (qui reste dans le giron fédéral).


Elle dispose, depuis la sixième réforme de l'État, de l’autonomie constitutive qui permet aux entités fédérées de régler par elles-mêmes certains aspects de leur organisation. En ce qui concerne les autres responsabilités, soit l’État fédéral, soit la Région wallonne restent compétents dans leurs propres domaines sur le territoire de langue allemande.


En ce qui concerne la justice de paix, il est important de savoir qu'un francophone devra obligatoirement introduire son dossier en allemand. C'est un élément important à prendre en considération avant de faire ses achats ou faire réaliser par exemple des travaux chez un garagiste. Une ASBL (Vsz - Die Verbraucherschutzzentrale Ostbelgien) à Eupen peut conseiller gratuitement les personnes lésées et ce même en français.



Parlement de la Communauté germanophone |




Le siège du Parlement de la Communauté germanophone à Eupen.


Article détaillé : Parlement de la Communauté germanophone de Belgique.

Le Parlement de la Communauté germanophone se compose d'une part de 25 députés élus directement tous les 5 ans par la population de la région de langue allemande au suffrage universel. La représentation se fait de manière proportionnelle.


D'autre part, le Parlement compte aussi des membres à voix consultative, membres germanophones du:




  • Parlement européen ;


  • Parlement fédéral ;


  • Parlement de Wallonie ;

  • conseil provincial de la Province de Liège.


Les missions du Parlement de la Communauté germanophone consistent notamment à voter des actes à valeur législative (appelés « décrets ») et le budget de la Communauté, à contrôler l'action gouvernementale et a élire le représentant de la Communauté germanophone au Sénat belge.



Gouvernement de la Communauté germanophone |




Le siège du gouvernement de la Communauté germanophone à Eupen.


Article détaillé : Gouvernement de la Communauté germanophone de Belgique.

Le gouvernement de la Communauté germanophone est composé à l'origine de trois ministres et, depuis la législature 2004-2009, de quatre ministres, dont un ministre-président.


Le gouvernement exécute avec l'aide de son administration les décrets qui sont votés par le Parlement, au travers « d'arrêtés du gouvernement ». Celui-ci a également un droit d'initiative au Parlement de la Communauté germanophone, qui lui permet de soumettre des « projets de décret ». Enfin, le gouvernement est politiquement responsable devant le Parlement.


Le gouvernement de la Communauté germanophone est également représenté par un ministre au « comité de concertation » à l'échelon fédéral.



Sécurité et secours |




La caserne des pompiers de La Calamine, l'une des 7 casernes de la zone de secours Liège 6, couvrant le territoire germanophone.


En ce qui concerne les services de police, le territoire de la communauté germanophone est scindé en deux zones interpolice :



  • au sud : la zone Eifel pour les communes d'Amblève, Bullange, Burg-Reuland, Butgenbach et Saint-Vith ;

  • au nord : la zone Weser-Göhl pour les communes d'Eupen, La Calamine, Lontzen et Raeren.


Pour les services de pompiers, le territoire est couvert par une zone unique, la zone de secours Liège 6, regroupant les sept anciens services régionaux d'incendie de la communauté.



Personnalités |




  • Serge Brammertz, procureur au TPI pour l'ex-Yougoslavie à partir du 1er janvier 2008


  • Aloys Jousten, évêque émérite de Liège


  • Thierry Neuville (1988-), pilote de rallye


  • Mathias Cormann (1970-), ministre australien.



Média |



Presse écrite |




  • Grenz-Echo, quotidien

  • Wochenspiegel (canton d'Eupen), hebdomadaire gratuit

  • Kurier-Journal (cantons de Saint-Vith et Malmedy), hebdomadaire gratuit



Radio |




  • Belgischer Rundfunk, service public éditant deux radios :

    • BRF1

    • BRF2




  • Radio Contact (« Der Beste Mix »)

  • Radio Sunshine

  • Radio 700


  • 100’5 Das Hitradio (de)


  • Fantasy Dance FM (de)



Télévision |




  • Belgischer Rundfunk, service public éditant une chaîne télévisée :
    • BRF-TV


  • Bürgerfernsehen



Notes et références |





  1. Pierre Schoffers, Ne dites plus "Communauté germanophone" mais "Ostbelgien": Un nouveau nom qui pose déjà problème, La Libre Belgique, le 5 avril 2017[lire en ligne]


  2. Jules Gheude, Vous avez dit Ostbelgien?, La Libre Belgique, le 6 avril 2017[lire en ligne]




Voir aussi |


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Articles connexes |



  • Répartition des compétences dans la Belgique fédérale

  • Gouvernement de la Communauté germanophone de Belgique

  • Parlement de la Communauté germanophone de Belgique

  • Liste du patrimoine immobilier classé de la communauté germanophone de Belgique

  • Signalisation bilingue en Belgique

  • Pays d'Arlon



Liens externes |




  • Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata :

    • Fichier d’autorité international virtuel


    • Bibliothèque nationale de France (données)

    • Gemeinsame Normdatei



  • (de) Site officiel

  • « Livre De laatste Belgen de Selm Wenselaers », sur La Libre Belgique, 10 octobre 2008




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