Diadematidae






Diadematidae



Description de cette image, également commentée ci-après

Diadema setosum

































Classification
Règne
Animalia
Embranchement
Echinodermata
Sous-embr.
Echinozoa
Classe
Echinoidea
Sous-classe
Euechinoidea
Infra-classe
Acroechinoidea
Ordre
Diadematoida

Famille



Diadematidae
Gray, 1855


Les Diadematidae forment une famille de grands oursins réguliers aux épines longues et venimeuses. On les trouve principalement dans les mers tropicales.




Sommaire






  • 1 Description et caractéristiques


    • 1.1 Description générale


    • 1.2 Caractéristiques squelettiques




  • 2 Liste des genres actuels


  • 3 Tableau des espèces


  • 4 Voir aussi


    • 4.1 Références taxonomiques


    • 4.2 Bibliographie


    • 4.3 Liens externes




  • 5 Notes et références





Description et caractéristiques |





Astropyga radiata noirs au Kenya.





Centrostephanus tenuispinis





Centrostephanus rodgersii





Diadema antillarum





Diadema savignyi





Diadema paucispinum.





Echinothrix calamaris





Echinothrix diadema




Gros plan sur le test d'un Echinothrix. On voit distinctement les tubercules primaires perforés.



Description générale |


Ce sont des oursins dits « réguliers » : ils sont caractérisés par un test (coquille) sphérique plus ou moins aplati dorsalement chez certaines espèces, et presque uniformément couvert de radioles (piquants) réparties sur tout le corps, mais plus longues sur la partie supérieure.
La bouche (appelée « péristome ») se situe au centre de la face inférieure (dite face « orale »), et l'anus (appelé « périprocte ») à l'opposé, soit au sommet du test (à l'« apex » de la face aborale).


Les Diadematidae sont des oursins généralement assez gros, pourvus de longues radioles coniques, creuses et disposées en groupes bien délimités respectant la symétrie pentaradiaire, et supportées par des mamelons perforés[1]. Ces radioles sont généralement annelées chez les juvéniles, et prennent des coloris variables généralement plus sombres chez les adultes mais peuvent conserver leurs stries. Les radioles secondaires, plus fines et courtes et souvent d'une couleur différente, sont généralement équipées de glandes à venin, pouvant provoquer de vives douleurs à la piqûre, mais sans grand danger.
Ces oursins sont parfois totalement noirs (un bruns), mais d'autres sont très colorés (par exemple Astropyga magnifica). Leur face aborale présente généralement des zones nues décorées de motifs colorés ou lumineux.


La papille anale, caractéristique, est généralement volumineuse et bien visible[2] (mais moins chez Centrostephanus).


La plupart des espèces sont pourvues d'organes photosensibles sur la partie supérieure du test, leur permettant de voir au-dessus d'eux afin d'orienter les radioles vers d'éventuelles menaces[3].




Un diadematidae typique : Diadema savignyi. On voit la papille anale proéminente, les longues radioles primaires et secondaires, et les décorations du test (ici en blanc).



Caractéristiques squelettiques |


La coquille (« test »), légèrement flexible, est ronde mais prend une conformation plus aplatie chez les adultes. Les plaques ambulacraires portent trois doublets de pores aquifères (trigémination). Les plaques interambulacraires portent plusieurs gros tubercules isométriques (perforés et presque toujours crénulés) formant des rangées.
Le disque apical est réduit et généralement hémicyclique, avec des plaques génitales projetées distalement.
Le péristome est petit, entouré d'encoches buccales arrondies et de petites encoches perradiales ; la mâchoire (« lanterne d'Aristote ») est de type holodonte, avec cinq dents droites en forme de gouttière, et repose dans un péristome de diamètre réduit[1].


Certains caractéristiques visuels peuvent être utilisés dans la reconnaissances des différentes espèces sympatriques : silhouette, couleurs, motifs à la surface du test... Mais certains genres étant très proches morphologiquement et visuellement, pour une détermination scientifique dans les cas litigieux il est recommandé d'avoir recours à un examen détaillé du test[4] et des radioles[5] sur des spécimens prélevés.


Les larves n'ont que deux bras[1].



Liste des genres actuels |


Cette famille est apparue au Crétacé (Aptien)[1]. Elle est aujourd'hui répandue dans toutes les mers tropicales et subtropicales du globe[1].






Classification selon World Register of Marine Species (17 septembre 2013)[6] : ...



  • genre Astropyga (Gray, 1825) -- 4 espèces

  • genre Centrostephanus (Peters, 1855) -- 8 espèces

  • genre Chaetodiadema (Mortensen, 1903a) -- 6 espèces

  • genre Diadema (Gray, 1825) -- 7-9 espèces

  • genre Echinothrix (Peters, 1853) -- 2 espèces

  • genre Eremopyga (A. Agassiz & H.L. Clark, 1908) -- 2 espèces

  • genre Goniodiadema (Mortensen, 1939) -- 1 espèce

  • genre Leptodiadema (Agassiz & Clark, 1907) -- 1 espèce

  • genre Lissodiadema (Mortensen, 1903c) -- 1 espèce

  • genre Australidiadema (Smith & Crame, 2012)

  • genre Eodiadema (Duncan, 1889)

  • genre Palaeodiadema (Pomel, 1887)



Selon ITIS (17 septembre 2013)[7] et NCBI (17 septembre 2013)[8] :



  • genre Astropyga (J. E. Gray, 1825)

  • genre Centrostephanus (Peters, 1855)

  • genre Diadema (J. E. Gray, 1825)

  • genre Echinothrix (Peters, 1853)





Tableau des espèces |











































































































































































































































































































































Genre Auteur Espèce Auteur (espèce) Répartition Époque
Astropyga
Gray, 1825
Astropyga radiata
Leske, 1778

Indo-Pacifique tropical
présent
Astropyga pulvinata
Lamarck, 1816
Pacifique tropical est présent
Astropyga magnifica
Clark, 1934
Caraïbes présent
Astropyga nuptialis Tommasi, 1958
Atlantique tropical sud présent
Australidiadema Smith & Crame, 2012
Australidiadema alexanderi Smith & Crame, 2012
Antarctique
Aptien
Centrostephanus
Peters, 1855
Centrostephanus asteriscus
Agassiz & Clark, 1907

Hawaii et Malaisie
présent
Centrostephanus besnardi Bernasconi, 1955
Brésil présent
Centrostephanus coronatus
Verrill, 1867
Pacifique est présent
Centrostephanus fragile Wiltshire, 1882
Europe du Nord-ouest
Santonien
Maastrichtien
Danien
Centrostephanus longispinus
Philippi, 1845
Méditerranée présent
Centrostephanus nitidus
Koehler, 1927
Océan Indien abyssal présent
Centrostephanus rodgersii (A. Agassiz, 1863) Nouvelle-Zélande présent
Centrostephanus sacyi Lambert, 1928b France
Miocène inférieur
Centrostephanus sylviae Fell, 1975 Pacifique Sud-est présent
Centrostephanus tenuispinus H.L. Clark, 1914 Australie occidentale présent
Chaetodiadema Mortensen, 1903
Chaetodiadema africanum H.L. Clark, 1924 Afrique du Sud présent
Chaetodiadema granulatum Mortensen, 1903
Indo-ouest Pacifique présent
Chaetodiadema japonicum Mortensen, 1904 Japon présent
Chaetodiadema keiense Mortensen, 1903
Archipel Kei présent
Chaetodiadema pallidum A. Agassiz & H.L. Clark, 1907 Hawaii présent
Chaetodiadema tuberculatum
Clark, 1909
Australie méridionale présent
Diadema
Gray, 1825

Diadema palmeri[9]
Baker, 1967
Pacifique sud-ouest présent
Diadema savignyi Michelin, 1845
Indo-Pacifique tropical présent
Diadema setosum Leske, 1778
Indo-Pacifique tropical présent
Diadema antillarum Philippe, 1845 Caraïbes présent
Diadema paucispinum
Agassiz, 1863
Océan indien nord, Pacifique nord et est présent
Diadema mexicanum
Agassiz, 1863
Pacifique est tropical présent
Diadema ascensionis Mortensen, 1909
Atlantique tropical présent
Diadema africanum Rodríguez, Hernández, Clemente & Coppard, 2013 Atlantique tropical est présent
Echinothrix
Peters, 1853
Echinothrix calamaris
Pallas, 1774
Indo-pacifique tropical présent
Echinothrix diadema
Linnaeus, 1758
Indo-pacifique tropical présent
Eodiadema Duncan, 1889 Eodiadema lacostei Lambert, 1933b Maghreb
Jurassique inférieur
Eodiadema thorali Petitot, 1961 Maghreb
Jurassique inférieur
Eremopyga
Agassiz & Clark, 1908
Eremopyga denudata
De Meijere, 1904
Malaisie présent
Eremopyga debilis Mortensen, 1940 Malaisie présent
Goniodiadema Mortensen, 1939
Goniodiadema mauritiense Mortensen, 1939
Île Maurice présent
Leptodiadema (Agassiz & Clark, 1907) Leptodiadema purpureum A. Agassiz & H.L. Clark, 1907 Hawaii présent
Lissodiadema Mortensen, 1903c Lissodiadema lorioli Mortensen, 1903 Indonésie présent
Palaeodiadema
Pomel, 1887
Palaeodiadema gauthieri Lambert, 1931c Maghreb
Turonien
Palaeodiadema multiforme Ravn, 1928 Danemark
Danien-Santonien


Voir aussi |


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Références taxonomiques |



  • (en) Référence World Register of Marine Species : taxon Diadematidae Gray, 1855 (+ liste genres + liste espèces)

  • (en) Référence Paleobiology Database : Diadematidae Gray 1855

  • (fr+en) Référence ITIS : Diadematidae Gray, 1855 (+ version anglaise )

  • (en) Référence Animal Diversity Web : Diadematidae

  • (en) Référence uBio : Diadematidae Peters 1855

  • (en) Référence NCBI : Diadematidae



Bibliographie |



  • (en) HA Lessios, BD Kessing et JS Pearse, « Population structure an speciation in tropical seas : Global phylogeography of the sea urchin diadema », Evolution, vol. 55, no 5,‎ mai 2001, p. 955-75 (lire en ligne)

  • H. A. Lessios, B. D. Kessing et John S. Pearse, « Population structure and speciation in tropical seas. Global phylogeography of the sea urchin Diadema », Evolution, vol. 55, no 5,‎ 2001, p. 955–975 (PMID 11430656, DOI 10.1554/0014-3820(2001)055[0955:PSASIT]2.0.CO;2, lire en ligne)


  • (en) Simon E. Coppard et Andrew C. Campbell, « Taxonomic significance of spine morphology in the echinoid genera Diadema and Echinothrix », Invertebrate Biology, vol. 123, no 4,‎ 2004, p. 357-371 (lire en ligne).


  • (en) Simon E. Coppard et Andrew C. Campbell, « Taxonomic significance of test morphology in the echinoid genera Diadema Gray, 1825 and Echinothrix Peters, 1853 », Zoosystema, vol. 28, no 1,‎ 2006, p. 93-112 (lire en ligne).



Liens externes |




  • (en)Australian Faunal Directory: Checklist for Echinoidea


  • Fiche sur le site de l'université de Jussieu.

  • (en) Christopher L. Mah, « Anal cones : Diadematid sea urchin mysteries », sur The Echinoblog, 29 mai 2012(consulté en 31 septembre 2013)



Notes et références |





  1. a b c d et e(en) « Diadematidae », sur le site du Natural History Museum (consulté le 23 décembre 2013).


  2. (en) Christopher L. Mah, « Anal cones : Diadematid sea urchin mysteries », sur The Echinoblog, 29 mai 2012(consulté en 31 septembre 2013)


  3. Source : Fiche sur le site de l'université de Jussieu.


  4. (en) Simon E. Coppard et Andrew C. Campbell, « Taxonomic significance of test morphology in the echinoid genera Diadema Gray, 1825 and Echinothrix Peters, 1853 », Zoosystema, vol. 28, no 1,‎ 2006, p. 93-112.


  5. (en) Simon E. Coppard et Andrew C. Campbell, « Taxonomic significance of spine morphology in the echinoid genera Diadema and Echinothrix », Invertebrate Biology, vol. 123, no 4,‎ 2004, p. 357-371.


  6. World Register of Marine Species, consulté le 17 septembre 2013


  7. ITIS, consulté le 17 septembre 2013


  8. NCBI, consulté le 17 septembre 2013


  9. Photos de Diadema palmeri sur scuba-equipment-usa.com.




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