Roye (Somme)
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L'hôtel de ville. | |||||
Héraldique | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
Pays | |||||
Région | Hauts-de-France | ||||
Département | Somme | ||||
Arrondissement | Montdidier | ||||
Canton | Roye (bureau centralisateur) | ||||
Intercommunalité | Communauté de communes du Grand Roye | ||||
Maire Mandat | Pascal Delnef 2017 – 2020 | ||||
Code postal | 80700 | ||||
Code commune | 80685 | ||||
| Démographie | |||||
Gentilé | Royens | ||||
Population municipale | 5 864 hab. (2016 | ||||
| Densité | 377 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
Coordonnées | 49° 41′ 52″ nord, 2° 47′ 21″ est | ||||
Altitude | Min. 67 m Max. 96 m | ||||
Superficie | 15,55 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
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| Liens | |||||
Site web | roye80.fr | ||||
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Église Saint-Pierre de Roye.
Roye est une commune française, chef lieu de canton et siège de la communauté de communes du Grand Roye, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.
Sommaire
1 Géographie
1.1 Géographie physique
1.1.1 Nature du sol et du sous-sol
1.1.2 Relief, paysage, végétation
1.1.3 Hydrographie
1.2 Géographie humaine
1.2.1 Urbanisme et équipements
1.3 Communes limitrophes
2 Toponymie
3 Histoire
3.1 Préhistoire
3.2 Antiquité
3.2.1 Époque gallo-romaine
3.2.2 Les invasions barbares
3.3 Moyen Âge
3.3.1 Haut Moyen Âge
3.3.2 Moyen Âge classique
3.3.2.1 Organisation ecclésiastique
3.3.2.2 Collégiale de Saint-Florent
3.3.3 Bas Moyen Âge
3.4 Epoque moderne
3.5 Époque contemporaine
3.5.1 Révolution française, Gracchus Babeuf, un Royen célèbre
3.5.2 Première Guerre mondiale, Roye totalement ruinée
3.5.3 Seconde Guerre mondiale, Roye sous le feu de l'ennemi
4 Politique et administration
4.1 Rattachements administratifs et électoraux
4.2 Intercommunalité
4.3 Tendances politiques et résultats
4.4 Liste des maires
4.5 Jumelages
5 Démographie
5.1 Évolution démographique
5.2 Pyramide des âges
5.3 Sports
6 Économie
6.1 Activités économiques et de services
7 Culture locale et patrimoine
7.1 Lieux et monuments
7.1.1 Église Saint-Pierre
7.1.2 Église Saint-Gilles
7.1.3 Les remparts et la tour Saint-Laurent
7.1.4 Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix
7.1.5 Hôtel de ville
7.1.6 Le parc Demouy
7.1.7 Monument aux morts
7.1.8 Cimetière militaire allemand
7.2 Équipements culturels
7.3 Personnalités liées à la commune
7.4 Héraldique
8 Pour approfondir
8.1 Bibliographie
8.2 Articles connexes
8.3 Liens externes
9 Notes et références
9.1 Notes
9.2 Références
Géographie |
La commune est située dans les riches plaines du Santerre. Elle est accessible par la sortie no 12 de l'autoroute A1 et se trouve à 110 km de Paris, à 120 km de Lille et à 45 km d'Amiens. L'Avre, un affluent de la Somme, la traverse.
Géographie physique |
Nature du sol et du sous-sol |
Le sol des plateaux qui environnent la commune au nord et au sud est formé de couches argileuses du limon des plateaux. Au-dessous, le sous-sol est composé de la craie blanche qui affleure sur toutes les pentes des vallées. En surface, la terre végétale très fertile est perméable à l'infiltration des eaux. Les terrains de la vallée de l'Avre sont composés d'alluvions modernes formés de mauvaises tourbes et de dépôts terreux amenés par les eaux des coteaux voisins[1].
Relief, paysage, végétation |
Le plateau est coupé d'est en ouest par la vallée de l'Avre et du nord au sud jusqu'à cette rivière par le ruisseau de Saint-Firmin. Une colline s'incline vers l'Avre au sud et à l'ouest vers le ruisseau de Saint-Firmin. Sur le bord opposé de ces deux cours d'eau, prennent naissance d'autres collines qui dominent la vallée marécageuse[1].
Hydrographie |
Roye est sur l'Avre au sud du bassin de la Somme.
La nappe aquifère se situe à 25 mètres de profondeur environ. La commune est arrosée par deux cours d'eau. l'Avre, qui prend sa source à 7 km de Roye, près d'Avricourt. Ce ruisseau se trouve grossi des eaux descendant des « montagnes de Lagny » et celles provenant de la forêt de la Bonveresse. Cette rivière serpente dans un lit étroit creusé sur la partie déclive des collines. Elle longe les marais de Roiglise et arrive au hameau de Saint-Georges. À la sortie de la ville, l'Avre coule dans un lit de 4 mètres de large et reçoit les eaux du ruisseau de Saint-Firmin[1].
Géographie humaine |
Urbanisme et équipements |
La ville de Roye est construite en amphithéâtre sur une colline qui descend au sud vers l'Avre. Le faubourg Saint-Gilles a été construit au sud et le faubourg Saint-Médard à l'ouest.
Communes limitrophes |
Toponymie |
Avant de prendre son nom actuel, la localité a été successivement mentionnée sous les formes suivantes[2] :
Rodium sur la table de Peutinger reproduction d'une ancienne carte romaine, Rodrina sur le Manuel de géographie de Ptolémée vers 150, Roudium [identification incertaine] sur l'itinerarium de Tongres vers 200, Rauga en 933, Rogia, Regia et Rugia vers 1190, Roya en 1103, Roga en 1149, Roye en 1175, Roie en 1196, Roae en 1256, Ruya en 1278, Villa Royensis en 1280, Roye-en-Vermandois en 1373, Roye-en-Santerre en 1420, puis Roye-sur-l'Avre, Raga dans le dictionnaire de Vosgien et Avre-Libre en l'an III de la République.
Les habitants s'appellent les Royens[3].
Histoire |
Préhistoire |
La présence de l'homme sur le territoire de la commune de Roye est attestée au Néolithique.
Antiquité |
Époque gallo-romaine |
Les Romains créèrent le vicus de Rodium (Roiglise) à l'intersection de la via Agrippa de l'Océan qui reliait Lugdunum (Lyon) à Gesoriacum (Boulogne-sur-Mer) et de la voie romaine reliant Caesaromagus (Beauvais) à Bagacum Nerviorum (Bavay). Roye dépendait alors de la civitas Viromanduorum, en Gaule belgique, dont la ville principale était Augusta Viromanduorum (Saint-Quentin).
L'archéologie aérienne a permis de révéler la présence de vestiges de deux villas gallo-romaines situées à l'ouest de la ville à proximité de l'autoroute A 1 et de la ligne TGV Paris-Lille[4]. Au lieu-dit le Vieux-Catil, à l'ouest de Roye, subsistaient jusqu'à la Première Guerre mondiale, les vestiges d'un camp romain[5]-[6].
Les invasions barbares |
- En 451, les Huns d'Attila envahirent la Gaule romaine. Selon la tradition, arrivant de Reims, les Huns furent battus au cours d'une bataille entre Corbie et Roye, dans la plaine du Santerre par Mérovée. Cependant, aucune source historique ne mentionne ce fait[7].
Il est vraisemblable que le vicus de Roiglise ayant été dévasté par les incursions germaniques, le site fut délaissé par les habitants au profit de Roye.
Moyen Âge |
Haut Moyen Âge |
- En 486, Clovis traverse Roye en se dirigeant vers Soissons.
- En 891, après avoir pillé Balâtre, les Vikings sèment la terreur dans la région puis arrivant sur Roye, incendient la chapelle Saint-Firmin et le faubourg de Thoule puis Roiglise et se dirigent ensuite sur Noyon.
Moyen Âge classique |
- En 1030 une terrible famine décime la population.
- À la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle, Barthélemy de Roye conseiller du roi de France Philippe II Auguste embellit la cité.
- En 1214, le seigneur de Roye et les milices royennes s'illustrent lors de la bataille de Bouvines, mais y perdent six chevaliers.
- Le roi Philippe le Long avait épousé Jeanne II de Bourgogne, la fille d’Othon IV de Bourgogne et de la fameuse comtesse Mahaut d'Artois. À la mort de Mahaut, la reine Jeanne – par ailleurs rendue célèbre dans l’affaire dite de la tour de Nesle – se rendant en Artois pour prendre possession de son comté, fit étape à Roye, dans une hostellerie fort en renom qui se situait sur la place du Marché. La Reine se fit servir un splendide festin et se mit à boire, peut-être outre mesure, d’une liqueur sucrée faite de vin et d’épices appelée « claré » ou « clairet » que lui versait son « bouteiller » Huppin. Elle passa la nuit à se divertir et le lendemain, 21 janvier 1330[8], elle expirait soit par l’excès de libation soit par le poison. Si l’on en croit l’auteur de la Chronique de Flandre, il semblerait plutôt que ce soit le poison : « Tantôt que la Reine fut en son lit, il luy prit la maladie de la mort et assez tôt rendit son esprit et coula du venin par la bouche, par les yeux, par le nez et par les oreilles et devint son corps tout taché de blanc et de noir. » On soupçonna Robert d’Artois d’être l’auteur de cet empoisonnement[9].
Organisation ecclésiastique |
Au XIIe siècle et XIIIe siècle, les paroisses de la ville et de ses faubourgs formaient un doyenné particulier[2].
Outre la collégiale de Saint-Florent, la ville possédait quatre paroisses : Saint-Pierre dans l'enceinte de la cité, Saint-Georges dans le faubourg Saint-Georges, Saint-Médard de Toulle et Saint-Gilles dans les faubourgs de même nom.
Collégiale de Saint-Florent |
Le chapitre de la collégiale fut fondé en 990 par Herbert III comte de Vermandois et sa femme Hermengarde, sous le vocable de Saint-Georges pour 25 chanoines. La fondation fut confirmée en mai 1184 par une bulle du pape Luce III.
Au XIe siècle, la collégiale adopta le nom de saint Florent, prêtre solitaire en Anjou, lorsque le corps de ce saint y fut transféré le 25 mai 1077 par Hugues-le-Grand comte de Vermandois qui l'avait enlevé à l'abbaye Saint-Florent de Saumur au cours d'une expédition militaire.
Bas Moyen Âge |
- Durant la guerre de Cent Ans, en 1369, le commandant anglais Robert Knowles à la tête de 12 000 hommes dévaste la région, prend la ville, la livre aux Flamands[10] qui la réduisent en cendres.
- En juin 1373, le duc de Lancastre fils du roi d'Angleterre, ravage la Picardie, investit Roye en juillet et la détruit au point qu'elle était inhabitée[10].
- En 1406, le duc de Bourgogne Jean sans Peur, s'empare de la ville et la pille.
- En 1411, les Armagnacs reprennent la ville qui est ensuite reconquise par les Bourguignons.
- En 1415 la ville est reprise par Charles de Falvy, seigneur de Nesle pour le compte des Armagnacs.
- En 1417, les Royens se livrent à Jean sans Peur.
- En 1419, 500 hommes commandés par Jean Desquesnes dit Carados seigneur de Saresviller près de Montdidier et Charles de Flavy gouverneur de Compiègne prennent la ville au nom du roi de France, mais Jean de Luxembourg en fait le siège pour le compte du duc de Bourgogne. La ville est prise après 6 semaines de siège et la garnison sort avec armes et bagages sous le sauf-conduit de Jean de Luxembourg mais, à quelques lieues de la ville, elle est attaquée et massacrée par une troupe anglaise.
- En 1435, le traité d'Arras laisse les « villes de la Somme » — dont Roye — à Philippe le Bon, duc de Bourgogne.
- En 1463, Louis XI rachète la ville, faisant ainsi jouer la clause de rachat des « villes de la Somme », figurant dans le traité d’Arras.
- Le 16 juin 1472, la population de Roye épouvantée par la nouvelle du massacre à Nesle, voisine d’une dizaine de kilomètres au nord, se rend sans combattre au duc de Bourgogne, qui déclare la guerre au roi de France qu'il accuse d'avoir fait assassiner son frère[11]. La ville disposait d'une garnison de 1 400 francs archers et 200 lances de l’arrière-ban commandés par le seigneur de Mouy et Louis de Gomel, seigneur de Balagny, gouverneur de Beauvais. La place étant forte et bien munie, ils avaient la volonté de se défendre. Mais les francs archers effrayés de ce qui était arrivé à Nesle, refusèrent de combattre et se rendirent aux Bourguignons. Les commandants de la ville furent donc contraints de se rendre. Charles le Téméraire leur laissa la vie sauve, ainsi qu’aux soldats, les laissant tous partir avec un bâton à la main vêtus d’un simple pourpoint. Ils se retrouvèrent quelques jours plus tard à Beauvais.
- En 1473, Louis XI de France met le siège devant la ville qui se rend le 6 mai. Le roi, irrité de la reddition sans combattre de l'année précédente, fait démanteler le château fort et incendier la cité.
Epoque moderne |
- En 1634, des réfugiés illuministes originaires de Séville tentent de s'établir en France. Deux religieuses rejoignent l'abbaye de Maubuisson au début de 1628, mais leur prosélytisme les désigne à l'attention de la mère supérieure, Angélique Arnauld, qui les fait arrêter. Poursuivant leur route, ces Alumbrados convertissent Pierre Guérin, curé de la paroisse Saint-Georges. Se prétendant directement inspiré par des messages célestes, Guérin fait de nombreux disciples, appelés les Guérinistes. Systématiquement recherchés, ils seront finalement tous exécutés en 1635.
- Pendant la Guerre de Trente Ans, en 1636, les Impériaux et les Espagnols commandés par Thomas de Savoie, Jean de Werth et Jean de Nassau s'emparent de la ville. Elle est reprise l'année suivante par les troupes françaises.
- Le 7 août 1653, la ville est investie par les Espagnols conduits par Condé, qui envahissent la Picardie[12].
- Jusqu’en 1659, année de la signature du traité des Pyrénées, Roye était très proche de la frontière, qui passait par Marché-Allouarde. Elle était donc en première ligne lors des guerres de l’Ancien Régime.
Époque contemporaine |
Révolution française, Gracchus Babeuf, un Royen célèbre |
François-Noël Gracchus Babeuf.
Né à Saint-Quentin le 23 novembre 1760, François Noël Babeuf se fera appeler plus tard Gracchus Babeuf en hommage aux Gracches, les deux tribuns de Rome qui avaient proposé une réforme agraire et payé de leur vie cette audace. Après avoir travaillé au creusement du canal de Saint-Quentin, il était devenu clerc chez Me Hullin, notaire à Flixecourt, puis « feudiste » chez le seigneur de Damery, une commune voisine de Roye. C’est là qu’il rencontre sa future femme, Marie Anne Victoire Lenglet, au service du châtelain de Damery. Il l’épouse en 1782.
Il s’installe à Roye, d’abord au 80, rue de Paris et, plus tard, au 11, rue Saint-Gilles. Il est alors « feudiste » et « commissaire à terrier » (géomètre). Son rôle, comme « feudiste » est de recenser pour le compte des seigneurs qui l’emploient, les droits et privilèges liés à leur condition seigneuriale et dont certains sont tombés en désuétude.
C’est ce qui l’amènera à imaginer un « cadastre perpétuel » sur lequel serait fondé, sans contestation possible la perception des droits. Dans son métier, il acquiert une bonne connaissance des questions foncières et fiscales et de leurs conséquences humaines dans les usages de l’époque.
D’origine modeste, mais autodidacte passionné Babeuf s’intéresse à tout, l’aérostation, la vaccination, le magnétisme, l’électricité… et entretient des relations avec les esprits éclairés de son époque, avec l’Académie d’Arras à laquelle appartiennent Robespierre et Carnot.
Dès 1785, il préconise l’exploitation des terres en fermes collectives, le travail en commun et la répartition des fruits du travail. Il demande que la dîme soit payée par tous. Il propose de remplacer les gabelles et les aides par un impôt unique proportionnel aux revenus.
Le 17 juillet 1789, peu après la prise de la Bastille, il se trouve à Paris où il cherche à éditer son « cadastre perpétuel ». Les événements révolutionnaires l’enthousiasment mais il déplore, dans une lettre à sa femme, la cruauté exercée par le peuple contre les défenseurs de la Bastille.
En abolissant les privilèges, la Révolution réduit à néant le métier de Babeuf. Qu’importe, il se reconvertit un temps dans le journalisme puis revient à Roye le 18 octobre 1789.
Ce jeune homme de 29 ans va se heurter à la municipalité modérée de Roye. Les cabaretiers de Roye s’opposent au versement des impôts d’ancien régime. Babeuf, à son retour de Paris, se montre solidaire du combat des cabaretiers, des tanneurs, des tisserands, dénonçant l’injustice des anciens impôts. Il adresse un libelle à la municipalité de Roye. Il adresse un message de félicitations à l’Assemblée Nationale qui a supprimé les gabelles, message qui est qualifié de « libelle incendiaire » par l’Assemblée nationale. Babeuf est emprisonné une première fois à Paris le 19 mai 1790. Il n’est libéré quelques semaines plus tard qu’à la suite d’une campagne de soutien du révolutionnaire Marat. Mais Longuecamp, le maire de Roye, profitera de cette condamnation pour faire annuler l’élection de Babeuf au « conseil général » de la commune.
Après un accueil triomphal à Roye, Babeuf récidive. Devant la municipalité de Roye, il défend à nouveau les cabaretiers et l’idée que « tous les impôts doivent être répartis sur chaque citoyen en proportion de ses facultés ».
Lorsqu'en juillet 1791, le maire Longuecamp organise l’élection du juge de paix, il mobilise la garde pour empêcher Babeuf d’accéder à la salle de vote, de peur qu’il ne soit candidat et qu’il ne soit élu.
À partir d’octobre 1790, Babeuf rédige et imprime le Correspondant Picard, dont il fait une tribune politique. Il y réclame le suffrage universel, la suppression du droit de déshériter les enfants, celle du droit de champart qui permettait aux seigneurs de prélever une partie des récoltes.
Pour l’abolition effective des privilèges, Babeuf se rend, à la tête de quelques patriotes, au château de Champien pour y brûler les papiers de famille. A Roye, il fait dresser un bûcher de tous les actes féodaux de la noblesse locale. Il soutient les habitants de la commune de Davenescourt contre leur châtelaine, la comtesse Philipinne de la Myre.
En février 1791, il se lance dans un nouveau combat tendant à faire reconnaître les marais de Bracquemont qui appartenaient aux Célestins d’Amiens, comme propriété communale. À la tête d’un groupe de citoyens, il occupe la mairie jusqu'à ce que soit signé un écrit déclarant que les marais sont « propriété communale appartenant au peuple » ; Babeuf est à nouveau arrêté, incarcéré à Montdidier le 8 avril, libéré le 13 et accueilli triomphalement à Roye.
Il est élu conseiller général de la Somme en 1792, par un électorat pourtant modéré, mais pour peu de temps, car, devenu administrateur du district de Montdidier, il est poursuivi pour un faux commis dans un acte de procédure. Il s’enfuit à Paris.
Arrêté en 1793, élargi grâce aux Jacobins, il est libre quand tombe Robespierre. Il conspire contre le Directoire avec des hommes comme Drouet — l’homme qui avait reconnu Louis XVI à Varennes — et Buonarroti. Il est l’animateur de ce qu’on appellera la « Conjuration des Égaux » et mourra guillotiné le 28 mai 1797 à Vendôme.
Cet homme aux idées avancées et généreuses — on parlera de « babouvisme » — le feront désigner comme le premier « communiste ». Il est, à ce titre, connu dans le monde entier.
Première Guerre mondiale, Roye totalement ruinée |
Panzer allemand à Roye, 21 mars 1918 (photo d'archive allemande).
Roye est durement touchée par les combats de l'été 1914, en 1916 et surtout en 1918, au cours de la bataille du Kaiser et de l'Offensive des Cent-Jours.
Pendant la bataille de la Somme et le repli allemand sur la ligne Hindenburg, selon l'abbé Calippe, alors que la bataille n'a causé que des dégâts réparables, les Allemands organisent la ruine systématique de toutes les industries. Ils pillent tout ce qui peut être envoyé en Allemagne, saccageant les arbres et détériorant tout le matériel[13].
Carte partielle de l'offensive alliée des Cent-jours.
Le 21 mars 1918, au début de la bataille du Kaiser, l'armée allemande pénètre dans Roye.
La ville de Roye est libérée de l'occupation allemande par la grande offensive des Alliés dite offensive des Cent-Jours entre Amiens et Mons qui commence le 8 août 1918.
Dans le secteur de Roye, c'est la 56e division d'infanterie (DI) commandée par le général Demetz qui est chargée de mener l'offensive contre les forces allemandes. Le 16 août, le 65e bataillon de chasseurs à pied (BCP) s'empare de Villers-lès-Roye.
Le 20 août 1918, « la 56e DI ayant reçu l'ordre d'attaquer dans la direction de Roye — d'où on suppose que l'ennemi va se replier — le 65e BCP reçoit la mission de suivre la progression et d'assurer le nettoyage de Roye. L'attaque, déclenchée à 14 heures, échoue […]. La 3e compagnie (Le Couppey) du 65e BCP occupe durant toute la nuit les rives nord de l'Avre en première ligne devant les ponts de Saint-Mard[14] ».
La ville de Roye, durement bombardée, est libérée dans les jours suivants, après de terribles combats.
Seconde Guerre mondiale, Roye sous le feu de l'ennemi |
Lors de la Bataille de France, Roye est sévèrement bombardée du 18 mai au 5 juin 1940, puisque étant dans l'axe d'attaque de deux divisions blindées allemandes. Quarante pour cent des immeubles de la ville sont détruits[réf. nécessaire].
Politique et administration |
Rattachements administratifs et électoraux |
La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la cinquième circonscription de la Somme.
Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Roye[15]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est modifié et étendu.
Intercommunalité |
La commune était le siège depuis 1972 du syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM) du canton de Roye, composé de 29 des 33 communes de l'ancien canton de Roye. Ce SIVOM se transforme en communauté de communes en 2012 et prend la dénomination de communauté de communes du Grand Roye.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.
Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d’Avre, Luce et Moreuil[16], la préfète dévoile en octobre 2015 son projet prévoit la « fusion des communautés de communes du Grand Roye et du canton de Montdidier », le nouvel ensemble de 24 805 habitants regroupant 62 communes[17],[18]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités concernées[19] et de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[20], la préfecture a sollicité l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le 1er janvier 2017[21].
La nouvelle intercommunalité, qui conserve la dénomination de communauté de communes du Grand Roye, est créée par un arrêté préfectoral du 1er janvier 2017, et la commune en demeure le siège.
Tendances politiques et résultats |
Liste des maires |
Jumelages |
Les premiers contacts entre la ville de Roye et la ville allemande de Wedemark ont lieu en 1978, le jumelage est officialisé en 1984[25]
Wedemark (Allemagne) depuis 1984.
Démographie |
Évolution démographique |
D’après le recensement Insee de 2007, Roye compte 6 233 habitants (soit une diminution de 5 % par rapport à 1999).
La commune occupe le 1 557e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 405e en 1999, et le 7e au niveau départemental sur 782 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Roye depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1982 avec 6 650 habitants.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population
effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les
populations légales
des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur
une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous
les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est
réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par
interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27].
En 2016, la commune comptait 5 864 habitants[Note 1], en diminution de 6,25 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Pyramide des âges |
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %).
À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 48,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 19,9 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 19,6 %) ;
- 51,8 % de femmes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 18,7 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 26,4 %).
| Hommes | Classe d’âge | Femmes |
|---|---|---|
0,3 | 1,4 | |
7,0 | 11,5 | |
12,3 | 13,5 | |
19,6 | 18,5 | |
20,2 | 18,7 | |
19,9 | 18,0 | |
20,7 | 18,4 |
| Hommes | Classe d’âge | Femmes |
|---|---|---|
0,3 | 1,0 | |
5,9 | 9,1 | |
12,1 | 13,3 | |
20,6 | 20,0 | |
21,0 | 19,8 | |
20,6 | 19,3 | |
19,5 | 17,5 |
Sports |
Football : l'US Roye évolue[Quand ?] en CFA2 (D5).
Tennis : le Roye Tennis Club évolue[Quand ?] en Championnat de France Nationale 2.
Économie |
Activités économiques et de services |
L'économie de la ville de Roye est surtout liée à l'agro-industrie et aux services.
- L'industrie-agro-alimentaire est représentée par la sucrerie du Groupe Saint-Louis et la conserverie Bonduelle. (L'industrie Bonduelle n'est plus en activité).
- La position de Carrefour de Roye et la sortie de l'autoroute du Nord ont développé les services automobiles.
- Le tissu commercial, artisanal et bancaire de Roye est assez étoffé en centre ville, les moyennes surfaces se situant à la périphérie.
- Les services éducatifs sont représentés par les écoles maternelles, collèges et lycée professionnel publics et privés.
- Les services de santé par les cabinets médicaux et paramédicaux, le centre hospitalier et la maison de retraite.
Culture locale et patrimoine |
Lieux et monuments |
L'église Saint-Pierre.
Église Saint-Pierre |
Elle fut reconstruite partiellement en béton en 1930, après les destructions de la Première Guerre mondiale, mais elle a conservé son chœur du XVIe siècle[31],[32].
Classé MH (1908, 1924, 1997)
Église Saint-Gilles |
Édifice en brique du XVe siècle qui succéda à une première église de la fin du XIIIe siècle incendiée en 1475. En 1490, on entreprit sa reconstruction.
À la Révolution, déclarée bien national, elle devait être démolie mais la population s'y opposa.
Elle subit de graves dommages pendant la Grande Guerre mais fut restaurée en 1926 par les architectes Charles Duval et Emmanuel Gonse. Elle a gardé son clocher à toit à quatre pans caractéristique de la Picardie. Jean Gaudin réalisa les vitraux et les mosaïques du chemin de croix.
Les remparts et la tour Saint-Laurent |
Les remparts à l'époque de la Première Guerre mondiale.
La construction des remparts de la ville remonte au XIe siècle. Ils ont été remaniés au XVe siècle. Les vestiges sont encore imposants. Sept tours et trois portes fortifiées donnant accès à la ville complétaient le dispositif. La tour Saint-Laurent porte encore les traces des boulets lancés par l'artillerie du Grand Condé lors du siège de Roye de 1653.
Cette tour ainsi que les vestiges de l’enceinte ont été
Inscrit MH (1992)[33].
Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix |
La chapelle actuelle en brique et pierre dont la construction serait antérieure à 1600 était située dans un cimetière qui fut déplacé. Vers le milieu du XIXe siècle, la chapelle reçut un pavage en marbre. En 1994, le clocheton et sa croix de fer ont été refaits de même que la plaque en marbre sur laquelle a été gravé : « Passants qui passez, priez pour les trespassez ». La Vierge en mosaïque de l'oculus du fronton a été rénovée de même que les deux vantaux de la porte d'entrée ornés d'ancres marines[34].
Hôtel de ville |
L'hôtel de ville reconstruit après la Grande Guerre, n'est plus situé au bord de la rue de Paris mais à l'intérieur de la place d'Armes, qui deviendra plus tard la place de l'Hôtel-de-Ville, et si de par sa silhouette il rappelle la maison commune de Pierre Dercheu (le beffroi est placé au même endroit), son traitement et son aspect extérieur sont typiques de l'architecture de l'entre-deux-guerres et du style régionaliste issu de la Renaissance nordique.
Le parc Demouy |
Espace de détente et de promenade d'environ un hectare, ouvert au public grâce à l'achat par la ville de Roye de la propriété de monsieur Demouy. Traversé par un bras de l'Avre, le parc est composé de plusieurs îlots sur lesquels on pénètre par des ponts de bois. On peut y observer diverses essences d'arbres feuillus et résineux, des oiseaux palmipèdes, canards, oies, etc.
Monument aux morts |
Situé place des Combattants, le monument aux morts fut réalisé en pierre de Romanèche par Jules Déchin et l'architecte Rubin. La composition, sur deux côtés opposés, représente deux allégories de la guerre (la veuve et l'orphelin) et de la paix (la ville de Roye reconstruite). Le monument fut inauguré en 1927 par Édouard Herriot.
Cimetière militaire allemand |
Équipements culturels |
- Musée Général installé dans une maison jouxtant le parc Demouy
- Reconstitution d'une salle de classe sous la IIIe République.
- Exposition permanente d'archéologie, fruit des fouilles effectuées à Beuvraignes et à Roye lors des travaux de construction du TGV Paris-Lille.
- Bibliothèque municipale située au 7 boulevard du Général-Leclerc
- Théâtre de l'Avre, inauguré en septembre 2016, situé boulevard du Général-Leclerc. Proposant par exemple des concerts, représentations théâtrales et disposant d'un grand écran pour des projections cinématographiques
Personnalités liées à la commune |
- Les membres de la maison de Roye.
Barthélemy de Roye, seigneur de Roye, Grand Chambrier du roi Philippe-Auguste dont il sauva la vie à Bouvines.
Jeanne II de Bourgogne, reine de France épouse de Philippe le Long, mourut à Roye le 21 janvier 1329.- Paule de Penthièvre, comtesse d'Étampes, défendit avec courage Roye assiégée par le futur duc de Bourgogne, Charles le Téméraire[35].
- Pierre Guérin (1596-1654), curé de Saint-Georges de Roye, fondateur de la communauté des Filles de la Croix. Après deux arrestations en 1630 et 1634,il fut lavé de la grave accusation d'avoir créé une secte hérétique, les « Guérinets », en relation avec les Illuminés ou Illuminati.
Armand de Monchy d'Hocquincourt (né à Roye vers 1638, mort à Paris le 29 octobre 1679), évêque-comte de Verdun de 1665 à 1679.
Gracchus Babeuf, un fameux protagoniste de la Révolution, y vécut.- François-Lucien Fourment né en 1788 à Paris, d'une famille royenne, décédé à Frévent (Pas-de-Calais) en 1864. Baron d'Empire en 1814, sous-préfet de Château-Thierry (Aisne) et de Rethel (Ardennes), il devient industriel dans le textile et met au point des techniques de filage innovantes. Il se soucie des problèmes sociaux et ouvre, près de son hôtel particulier de Roye, une salle d'asile. Il crée une société de musique populaire. Il est inhumé au cimetière de Roye dans une chapelle imposante qu'il avait fait construire.
Antoine Daveluy (Saint Antoine Daveluy), né à Amiens le 16 mars 1818 et mort le 30 mars 1866 à Syou-Yeng. Il fut curé à Roye puis fut membre des Missions étrangères de Paris. Il partit en Corée où il devint évêque en 1857. Il fait partie des 103 martyrs de Corée. Béatifié par Paul VI, il fut canonisé par Jean-Paul II.- L'abbé Jules Corblet (1819-1886), hagiographe du diocèse d'Amiens
Héraldique |
Les armes de la commune se blasonnent ainsi : de gueules à la bande d'argent, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or. Ce sont les armes de la famille de Roye qui possédait la ville et le château jusqu'à la fin du XVIe siècle.
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Pour approfondir |
Bibliographie |
- Émile Coët : Histoire de Roye - Paris, Champion Éditeur, 1880
Jean Bruhat : Gracchus Babeuf et les Egaux ou le premier communiste agissant - Librairie académique Perrin
Robert Legrand : Babeuf et ses compagnons de route - Paris Sté des études des antiquaires de Picardie 1971
Articles connexes |
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- Liste des communes de la Somme
- Liste des mémoriaux et cimetières militaires de la Somme
- Exode rural dans la Somme
- Santerre
- Industrie agroalimentaire
- Gare de Roye
Liens externes |
- Site de la mairie
Notes et références |
Notes |
Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
Références |
Notice géographique et historique sur la commune de Roye, rédigée par Monsieur Souverain, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme.
Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie T5
Habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises » (consulté le 12 juillet 2008)
Henri de Saint-Blanquat, Archéo-TGV, 450 km d'histoire, Paris, Casterman, 1992 (ISBN 2 - 203 - 23 303 - 6)
Louis d'Allonvile, Dissertation sur les camps romains du département de la Somme, Clermont-Ferrand, Thibaud(Landroit, 1828
Michel de La Torre, Guide de l'art et de la nature Somme, Paris, Éditions Nathan, 1985 (ISBN 9 782 092 863 800)
Lorsque les Huns d'Attila traversèrent le Clermontois
Foundation for Medieval Genealogy, « Jeanne de Bourgogne » (consulté le 12 juillet 2008)
E. Coët, Histoire de Roye, éditions Champion 1880
Histoire de la ville de Roye, département de la Somme par Grégoire d'Essigny
Henri Martin, Histoire de France, Volume 7, Furne, 1856(lire en ligne)
Henry Méchoulan, L'État classique : Regards sur la pensée politique de la France dans le second XVIIe siècle, Vrin, 1996(ISBN 9782711612758, présentation en ligne)
Charles Calippe, La Somme sous l'occupation allemande - 27 août 1914-19 mars 1917, 1994, office de diffusion et d'édition du livre d'histoire, Chaulnes, p. 214
Journal des marches et des opérations (JMO) du 65e BCP en date du 20 août 1918.
Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
Cécile Latinovic, « Haute-Somme : Moreuil exclue des projets de fusions intercommunaux ? », Le Courrier picard, édition du Santerre, 4 octobre 2015(lire en ligne).
« Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, 13 octobre 2015(consulté le 15 mai 2016).
Aude Collina, « haute-somme - Fusion des intercommunalités: une dette en guise de dot : Des intercommunalités doivent se marier, charriant leurs dettes, qui varient de quelques dizaines d’euros par habitant à 700€, avec une mention hors catégorie pour Moreuil », Le Courrier picard, édition Albert et environs, 27 janvier 2016(lire en ligne).
Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « haute-somme - La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard, édition Péronne et sa région, 13 octobre 2015(lire en ligne).
« Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région, 10 février 2016(lire en ligne).
« Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du Grand Roye et de la communauté de communes du canton de Montdidier », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031, 22 avril 2016, p. 88-90 (lire en ligne [PDF]).
« Jacques Fleury démissionne de ses fonctions de maire de Roye », Le Courrier picard, 12 mai 2017(lire en ligne, consulté le 12 mai 2017).
« Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, 6 mai 2014(consulté le 9 juin 2014)
« Pascal Delnef élu maire de Roye », Le Courrier picard, 23 mai 2017(lire en ligne, consulté le 23 mai 2017).
Jumelage sur le site de la ville
L'organisation du recensement, sur insee.fr.
Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
« Évolution et structure de la population à Roye en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
« Résultats du recensement de la population de la Somme en 2007 » [archive du 20 mai 2011], sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
Source : quotidien Le Courrier picard (édition de la Somme) du 4 novembre 2007.
« L'église Saint-Pierre de Roye », notice no PA00116231, base Mérimée, ministère français de la Culture
« Les anciens remparts de Roye », notice no PA00116286, base Mérimée, ministère français de la Culture
André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, 2003, F. Paillart Éditeur
Brantôme, (7e discours du 2d recueil des Dames) et E. Coët (Histoire de Roye)
Jacques Estienne et Mireille Louis, Armorial du Département et des Communes de la Somme, préface de Pierre-Marcel Wiltzer, Préfet de la région Picardie, Préfet de la Somme, Abbeville, 1972, Imprimerie F. Paillart
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