Samuel Doe
| Samuel Doe | |
Samuel Doe en 1982. | |
| Fonctions | |
|---|---|
Président de la République du Liberia[N 1] | |
| 12 avril 1980 – 9 septembre 1990 (10 ans, 4 mois et 28 jours) | |
| Élection | 15 octobre 1985 |
| Vice-président | Harry F. Moniba |
| Prédécesseur | William Richard Tolbert |
| Successeur | Amos Sawyer (président du gouvernement d'unité nationale) |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Samuel Kanyon Doe |
| Date de naissance | 6 mai 1951 |
| Lieu de naissance | Tuzon (Liberia) |
| Date de décès | 9 septembre 1990(à 39 ans) |
| Lieu de décès | Monrovia (Liberia) |
| Nationalité | libérienne |
| Parti politique | NDPL |
| Profession | militaire |
| Présidents de la République du Liberia | |
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Samuel Kanyon Doe (né le 6 mai 1951, mort assassiné le 9 septembre 1990) était un militaire et un homme d'État libérien. Il met fin au régime à parti unique du True Whig qui confisquait le pouvoir au profit exclusif des colons afro-américains et de leurs descendants. Samuel Doe est ainsi le premier autochtone à devenir président de la République du Liberia depuis la fondation du Libéria en 1822.
Sommaire
1 Coup d'État de 1980
2 Assassinat en 1990
3 Notes et références
3.1 Notes
3.2 Références
4 Liens externes
Coup d'État de 1980 |
Ancien sergent, formé par les bérets verts américains, il prend le pouvoir au Libéria par un coup d'État le 12 avril 1980. Il en devient président.
Son prédécesseur William Tolbert est tué. Doe fait assassiner tout le gouvernement en public[1]. Un régime de terreur est institué, marqué par des exécutions sommaires[2].
Assassinat en 1990 |
Issu de l'ethnie Krahn, Doe tend à favoriser son ethnie d'origine. Il obtient tout d'abord le soutien du gouvernement américain sous la présidence de Ronald Reagan, mais le perd progressivement du fait de la corruption et de l'impopularité de son régime.
Il est un ennemi implacable de la franc-maçonnerie[1].
En 1990, le Liberia bascule dans la guerre civile. Prince Johnson (Front indépendant) et Charles Taylor (NPLF) sont à la tête de deux groupes rebelles[3].
De nombreux coups d'État tentent vainement de le destituer[4] jusqu'à sa capture par les troupes de Yormie Johnson. Il meurt sous la torture : les oreilles et les doigts coupés, il est exécuté d'une balle dans la tête. Son corps est ensuite exposé nu dans les rues de Monrovia[5].
Une rue de Monrovia.
Une vidéo est filmée dont les images choquent la communauté internationale ; elle est diffusée pendant quelques années dans les pays d'Afrique de l'Ouest[6]. Elle montre notamment Johnson buvant une bière pendant que l'on arrache une oreille à Doe.
Notes et références |
Notes |
Président du Conseil populaire de rédemption jusqu'au 6 janvier 1986.
Références |
(fr) Claude Wauthier, « L’étrange influence des francs-maçons en Afrique francophone », sur http://www.infosplusgabon.com, février 2006(consulté le 11 août 2007).
(fr) Eugenie Agoh, « L’Uidh et la Lidho pour le jugement de Taylor en Afrique », L'INTER, QUOTIDIEN IVOIRIEN D'INFORMATIONS NATIONALES ET INTERNATIONALES, avril 2006(consulté le 11 août 2007).
(fr) Perspective Monde, « Assassinat du président libérien Samuel Doe », sur http://perspective.usherbrooke.ca/, World Perspective Monde, octobre 1990(consulté le 11 août 2007).
(fr) Olivier Bain et Jean-Marc Liotier, « Le Liberia de 1982 à 1997 » (consulté le 11 août 2007).
(fr) Ahmed Taka, « L'Afrique (mal) vue du Nord », sur http://www.journalisteafricain.com, Cahiers africains du journalisme, janvier 2007(consulté le 11 août 2007).
(en) fpm van der kraaij, « President Samuel K. Doe, The Master Sergeant-President », sur http://www.liberiapastandpresent.org/ (consulté le 11 août 2007).
Liens externes |
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