Élections fédérales canadiennes de 2008









































































































































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14 octobre 2008
Type d’élection

Élections législatives fédérales
Postes à élire
308 sièges de la Chambre des communes
Corps électoral et résultats
Votants
13 834 294


58,8 %  −5,9



Stephen-Harper-Cropped-2014-02-18.jpg

Parti conservateur – Stephen Harper
Voix
5 209 069


37,65 %


 +1,4
Sièges obtenus
143

 +19



Stéphane Dion rally head.jpg

Parti libéral – Stéphane Dion
Voix
3 633 185


26,26 %


 −4
Sièges obtenus
77

 −26



Gilles Duceppe2.jpg

Bloc québécois – Gilles Duceppe
Voix
1 379 991


9,98 %


 −0,5
Sièges obtenus
49

 −2



Jack Layton - 2011.jpg

NPD – Jack Layton
Voix
2 515 288


18,18 %


 +0,7
Sièges obtenus
37

 +8
Résultats par province

Carte
Sièges à la Chambre des communes

Diagramme
Premier ministre

Sortant

Élu

Stephen Harper
Conservateur minoritaire

Stephen Harper
Conservateur minoritaire

Les élections fédérales canadiennes de 2008 ont lieu le 14 octobre 2008 afin d'élire la 40e législature du Canada.


La campagne débute le 7 septembre 2008 par la dissolution de la 39e législature à la demande du Premier ministre conservateur Stephen Harper : au pouvoir depuis 2006 avec un mandat minoritaire, il espère alors remporter une majorité à la Chambre des communes.


Bien qu'ils parviennent à remporter 19 sièges supplémentaires, les conservateurs restent minoritaires. Le Parti libéral conduit par Stéphane Dion recueille 26,3 % des voix, ce qui est alors le pire résultat de son histoire, alors que le NPD de Jack Layton progresse. Le Bloc québécois remporte une nouvelle fois une majorité des sièges au Québec.




Sommaire






  • 1 Date des élections


  • 2 Chronologie


  • 3 Députés ne se présentant pas à la réélection


    • 3.1 Conservateurs


    • 3.2 Libéraux


    • 3.3 Bloquistes




  • 4 Enjeux


    • 4.1 Environnement


    • 4.2 Légitimité du Bloc québécois


    • 4.3 Sorties des artistes




  • 5 Résultats


    • 5.1 Tableau des résultats


    • 5.2 Par province




  • 6 Voir aussi


    • 6.1 Articles connexes


    • 6.2 Liens externes


    • 6.3 Notes et références







Date des élections |


La législature précédant les élections de 2008 est dirigée par le plus petit gouvernement minoritaire dans l’histoire du Canada — avec seulement 40,6 % des sièges à la Chambre des communes — formé par le Parti conservateur du Canada. Bien que la durée moyenne d’une législature minoritaire au Canada est de un an et demi, les gouvernements minoritaires conservateurs ont tendance à être beaucoup plus éphémères : la minorité conservatrice ayant duré le plus longtemps était précédemment de 6 mois et 19 jours[1]. Le 24 octobre 2007, la 39e législature est devenue le gouvernement minoritaire conservateur ayant duré le plus longtemps dans l’histoire du Canada.


En 2006, le gouvernement conservateur avait fait adopter la loi C-16 qui modifie la Loi électorale du Canada pour instaurer des dates fixes pour les élections. La loi prévoit qu’il devait y avoir une élection le troisième lundi d'octobre en 2009 (19 octobre 2009).


Cette loi devait mettre fin au pouvoir traditionnel du premier ministre de choisir une date de scrutin selon son bon vouloir, habituellement après environ quatre ans ou lorsqu’il croit avoir les meilleurs chances pour remporter les élections. Toutefois, comme la législature est dirigée par un gouvernement minoritaire, il est possible qu’une élection soit déclenchée plus tôt étant donné que les partis d’opposition peuvent faire tomber le gouvernement sur un vote de confiance. De plus, la Constitution du Canada prévoit toujours que le Parlement peut être dissout par le gouverneur général.


C'est ainsi que le 7 septembre 2008, Stephen Harper demande à la gouverneure générale Michaëlle Jean de dissoudre le Parlement — bien qu'il n'ait pas été défait lors d'un vote de confiance — dans l’espoir de former un gouvernement majoritaire.



Chronologie |


Articles connexes : les évènements survenus durant la législature précédente et 39e législature du Canada#Chronologie.



  • 7 septembre : annonce de la dissolution de la Chambre des Communes et émission du bref d’élection ;


  • 10 septembre : ouverture des bureaux d’Élections Canada dans chacune des 308 circonscriptions ;


  • 22 septembre : dernier jour pour les mises en candidature ;


  • 24 septembre : publication de la liste des candidatures confirmées ;


  • 1er octobre : débat des chefs (en français) ;


  • 2 octobre : débat des chefs (en anglais) ;


  • 3, 4 et 6 octobre : jours de vote par anticipation ;


  • 14 octobre : jour du scrutin ;


  • 21 octobre : dernier jour pour valider les résultats.



Députés ne se présentant pas à la réélection |



Conservateurs |




  • Ken Epp, Edmonton—Sherwood Park (Alberta)[2]


  • John Williams, Edmonton—St. Albert (Alberta)[3].



Libéraux |




  • Raymond Bonin, Nickel Belt (Ontario)[4]


  • Brenda Chamberlain, Guelph (Ontario)[5]


  • Jean Lapierre, Outremont (Québec)[6]


  • Paul Martin, LaSalle—Émard (Québec)[6]


  • Bill Graham, Toronto-Centre (Ontario)[7]



Bloquistes |




  • Yvan Loubier, Saint-Hyacinthe—Bagot (Québec)[8]


  • Raymond Gravel, Repentigny (Québec)[9]



Enjeux |


Comme dans toute campagne électorale, plusieurs enjeux sont soulevés par les différents partis politiques. Les enjeux peuvent différer d'une province à l'autre selon la couverture qu'en font les médias provinciaux. Il est à noter que la campagne de 2008 marque la première participation du Parti vert du Canada aux débats des chefs, avec la chef du parti Elizabeth May.



Environnement |


L'imposition d'une taxe sur le carbone proposée par le Parti libéral est un enjeu important en Alberta[10]. En effet, l'extraction des sables bitumineux de cette province est une source d'émission de gaz à effet de serre importante.


Le Parti conservateur ainsi que le NPD ont promis de ne pas imposer de taxe sur le carbone[11].



Légitimité du Bloc québécois |


D'anciens membres et députés bloquistes ainsi que le parti conservateur ont remis en cause à plusieurs reprises la légitimité du Bloc québécois à Ottawa[12]. Le 21 septembre 2008, le sénateur conservateur Michael Fortier s'est installé devant le siège social du Bloc québécois, à Montréal, avec une pancarte où l'on pouvait lire, entre autres, que le Bloc québécois a coûté 350 millions de dollars aux contribuables depuis sa formation, sans aucun bénéfice en retour[13].


En réponse à ces allégations, le chef bloquiste Gilles Duceppe a répondu : « Un député, quelle que soit sa couleur, ça coûte le même prix. Alors, tant qu’à payer, aussi bien choisir quelqu’un qui nous représente véritablement ; avoir un député du Bloc qui se tient debout, plutôt que de payer quelqu’un qui va se mettre à genoux au pouvoir. »[14].



Sorties des artistes |


Depuis le printemps 2008, une dizaine de programmes de subventions aux artistes canadiens ont été coupés. Face aux différentes critiques, la ministre du patrimoine Josée Verner a indiqué, en août 2008, que le « gouvernement veut mettre en place un outil plus efficace pour promouvoir les artistes canadiens à l'étranger. »[15].


Malgré cette sortie, plusieurs artistes québécois ont critiqué le gouvernement conservateur lors du gala des prix Gémeaux le 14 septembre 2008. Le gala fut suivi par environ 1,4 million de téléspectateurs[16].


Quelques jours plus tard, une vidéo humoristique[17], mise en ligne sur YouTube et mettant en scène les acteurs Stéphane Rousseau et Benoît Brière ainsi que le l'auteur-compositeur-interprète Michel Rivard, critiquait, entre autres, une récente mesure gouvernementale visant à ne pas subventionner des œuvres artistiques jugées dommageables pour l'image du Canada. Sa forte visibilité médiatique et diffusion informatique (40 000 visionnements en 24 heures, environ un demi-million en une semaine) ont confirmé que les subventions aux artistes seraient un enjeu électoral important lors de cette élection fédérale[18].


Le 26 septembre 2008, une lettre ouverte de Normand Latourelle, directeur artistique de Cavalia, est publiée. Celui-ci dénonce le tollé des artistes et affirme que le gouvernement fédéral a bien fait de couper des programmes en culture désuets et difficiles d'accès[19].



Résultats |


Canadian-Federal-2008.png

Les conservateurs de Stephen Harper font élire 143 députés, contre 77 pour les libéraux. Le Bloc québécois obtient 49 sièges et le NPD remporte 37 sièges, le deuxième meilleur score de son histoire (après les 43 sièges remportés aux élections de 1988). Un indépendant est élu au Québec et un autre en Nouvelle-Écosse.


Les conservateurs sont entièrement absents de la grande région de Montréal pour un deuxième mandat consécutif. Michael Fortier, sénateur et ministre des Travaux publics à la dissolution de la chambre, est défait dans la circonscription de Vaudreuil-Soulanges. Cette élection marque également le début de la carrière politique de Justin Trudeau, fils de l'ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau, qui fait son entrée aux Communes en défaisant la députée bloquiste Vivian Barbot.
Thomas Mulcair est élu dans la circonscription d'Outremont, qu'il détient depuis l'élection partielle de septembre 2007. Il est le premier député néo-démocrate élu au Québec lors d'une élection générale. Le député vert Blair Wilson (transfuge libéral devenu député vert une semaine avant le déclenchement des élections, le 30 août 2008) est défait dans sa circonscription britanno-colombienne de West Vancouver-Sunshine Coast-Sea to Sky Country.


58 % des électeurs se sont prévalus de leur droit de vote, le plus haut taux d'absentéisme électoral dans l'histoire récente du Canada.




Tableau des résultats |




Répartition des voix.




Distribution initiale des sièges à la Chambre des communes après les élections de 2008.


  •      Conservateurs (143)

  •      Libéraux (77)

  •      Bloquistes (49)

  •      Néo-démocrates (37)

  •      Indépendant (2)










































































































































































































































































































Parti
Chef
Nombre de
candidats
Sièges
Voix

2006

Diss.

2008
Diff.
Nombre absolu
%
Diff.
    

Parti conservateur

Stephen Harper
307
124
127

143
+19
5 209 069
37,6 %
+1,4
    

Parti libéral

Stéphane Dion
307
103
95

77
-26
3 633 185
26,3 %
- 3,9
    

Bloc québécois

Gilles Duceppe
75
51
48

49
-2
1 379 991
10,0 %
- 0,5
    

Nouveau Parti démocratique

Jack Layton
308
29
30

37
+8
2 515 288
18,2 %
+0,7
    
Indépendant / Aucune appartenance
71
1
3

2
+1
94 844
0,7 %
+0,1
    

Parti vert

Elizabeth May
303
-
1
0
0
937 613
6,8 %
+2,3
    

Parti de l'héritage chrétien

Ron Gray
59
-
-
0

26 475
0,2 %
+/-0
    

Parti marxiste-léniniste

Anna Di Carlo
59
-
-
0

8 565
0,1 %
+/-0
    

Parti libertarien

Dennis Young
26
-
-
0

7 300
0,1 %
+/-0
    

Parti progressiste canadien

Sinclair Stevens
10
-
-
0

5 860
0 %
+/-0
    

Parti communiste

Miguel Figueroa
24
-
-
0

3 572
0 %
+/-0
    

Action canadienne

Connie Fogal
20
-
-
0

3 455
0 %
+/-0
    

Parti marijuana

Blair Longley
8
-
-
0

2 298
0 %
+/-0
    

neorhino.ca

François Yo Gourd
7
-
-
0

2 122
0 %
+/-0
    

Newfoundland et Labrador d'abord

Thomas V. Hickey
3
-
-
0

1 713
0 %
+/-0
    

First Peoples

Barbara Wardlaw
6
-
-
0

1 611
0 %
+/-0
    

Alliance animaux environnement
Liz White
4
-
-
0

527
0 %
+/-0
    

Travailler moins

Conrad Schmidt
1
-
-
0

425
0 %
+/-0
    

Parti du bloc de l'ouest

Doug Christie
1
-
-
0

195
0 %
+/-0
    

Pouvoir politique du peuple

Roger Poisson
2
-
-
0

186
0 %
+/-0

Vacant
4


Total

1 601

308

308


13 834 294



Source : Élections Canada & Position des Partis


Par province |






























































































































































































































Parti

C-B

AB

SK

MB

ON

QC

N-B

N-É

ÎPE

TNL

NU

TNO

YT
Total
    

Conservateur
Sièges :

22

27

13

9

51

10

6

3

1
-

1
-
-

143
    
Voix :
44,4
64,6
53,7
48,8
39,2
21,7
39,4
26,1
36,2
16,5
34,8
37,6
32,8
37,6
    

Libéral
Sièges :

5
-

1

1

38

14

3

5

3

6
-
-

1

77
    
Voix :
19,3
11,4
14,9
19,1
33,8
23,7
32,4
29,8
47,7
46,6
29,2
13,6
45,3
26,2
    

Bloc québécois
Sièges






49








49
    
Voix :





38,1







10,0
    

NPD
Sièges :

9

1
-

4

17

1

1

2
-

1
-

1
-

37
    
Voix :
26,1
12,7
25,6
24,0
18,2
12,2
21,9
28,9
9,8
33,9
27,6
41,5
9,0
18,2
    
Indépendant/Aucune affiliation
Sièges :






1


1






2
    
Voix





0,9

6,6





0,7
Total sièges :
36
28
14
14
106
75
10
11
4
7
1
1
1
308


Voir aussi |



Articles connexes |




  • 39e législature du Canada


  • 40e législature du Canada

  • Liste des circonscriptions électorales fédérales canadiennes

  • Circonscription électorale (Canada)

  • Résultats des élections fédérales canadiennes depuis 1867



Liens externes |




  • Parlement du Canada
    • Dissolution du Parlement



  • Élections Canada

    • Base de données des courses à l’investiture — Élections Canada


  • Résultats de chaque circonscriptions.



Notes et références |




  1. Bibliothèque du Parlement, « Durée des gouvernements minoritaires. 1867 à aujourd’hui. », sur parl.gc.ca, Parlement du Canada, 15 janvier 2007(consulté le 6 septembre 2008)


  2. (en) Ben Gelinas, « Thirteen years long enough for MP Ken Epp », Edmonton Journal,‎ 18 août 2006(lire en ligne, consulté le 6 septembre 2008)


  3. (en) « Edmonton-St. Albert MP won't run again », sur cbc.ca, SRC, 11 août 2006(consulté le 6 septembre 2008)


  4. (en) « MP for 13 years, Ray Bonin retires from politics; Will serve rest of term, but won't seek re-election », The Sudbury Star,‎ 16 novembre 2006


  5. (en) « Bye-bye Brenda Chamberlain Calls It Career After 21 Years », Guelph Tribune,‎ 12 septembre 2006


  6. a et b(en) « MP Lapierre won't run again », The Gazette,‎ 14 décembre 2006


  7. Alexander Panetta et Joan Bryden (La Presse canadienne), « Bill Graham s'apprête à laisser son siège », La Presse,‎ 22 février 2007


  8. « Yvan Loubier quitte la vie politique », sur radio-canada.ca, SRC, 8 septembre 2006(consulté le 6 septembre 2008)


  9. Raymond Gravel quitte la politique


  10. Bill Graveland, « Stéphane Dion en Alberta pour vendre son tournant vert », sur info690.com, Corus Entertainment, 4 juillet 2008(consulté le 25 septembre 2008)


  11. (en) « Dion's carbon tax plan attacked by Layton, Harper », Réseau CTV, 11 septembre 2008(consulté le 25 septembre 2008)


  12. « Famille souverainiste : Jacques Brassard secoue le Bloc », sur radio-canada.ca, SRC, 10 septembre 2008(consulté le 25 septembre 2008)


  13. Kathleen Lévesque, « Le PC mène une campagne «négative, à l'américaine», déplore Duceppe », Le Devoir,‎ 22 septembre 2008(lire en ligne, consulté le 25 septembre 2008)


  14. « Les conservateurs s’attaquent à l’intelligence des Québécois », sur presentpourlequebec.org, Bloc québécois, 21 septembre 2008(consulté le 25 septembre 2008)


  15. Karine Chateauneuf, « Josée Verner nie abandonner les artistes », sur matin.branchez-vous.com, Matin.qc.ca, 14 août 2008(consulté le 5 octobre 2008)


  16. « En bref - Cotes d'écoute en rafale », Le Devoir,‎ 17 septembre 2008(lire en ligne, consulté le 25 septembre 2008)


  17. Cultureenperil, « Culture en péril », sur youtube.com, 18 septembre 2008(consulté le 25 septembre 2008)


  18. « Compressions en culture : Une riposte qui a du succès », sur radio-canada.ca, SRC, 20 septembre 2008(consulté le 25 septembre 2008)


  19. Normand Latourelle, « Créer plutôt que chialer ! », Le Soleil,‎ 26 septembre 2008(lire en ligne, consulté le 5 octobre 2008)




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